Revue boursière de la semaine terminée le 8 juin 2018

Il y a plus d’emplois offerts que de chercheurs d’emplois pour les combler!

 

Le marché de l’emploi est souvent regardé comme le meilleur indicateur de la vigueur d’une économie. Le département du travail américain publie depuis l’an 2000 des statistiques sur les emplois offerts. Il y avait 6,7 millions d’emplois disponibles à la fin d’avril 2018 a révélé la semaine dernière le plus récent rapport qui montrait une forte hausse de la demande dans le secteur manufacturier.

Plusieurs emplois ne trouvent pas preneurs aux États-Unis par manque de compétence et de formation du côté des chercheurs d’emplois.

On annonçait également la semaine dernière que plus de 103 000 emplois étaient à pourvoir au Québec. Le vieillissement de la population et le départ à la retraite des baby-boomers expliqueraient entre autres le dynamisme de l’emploi chez nous.

On devrait s’attendre à ce que dans un marché serré de l’emploi, les employés en profitent pour demander des augmentations de salaire. Les statistiques à ce sujet ne confirment pas cette thèse pour l’instant alors qu’on dit que les salaires auraient augmenté de 2,7% au cours de la dernière année aux États-Unis. Les investisseurs boursiers souhaitent une inflation modérée qui permet de garder les taux d’intérêt bas et c’est ce que l’économie leur offre pour l’instant.

Le graphique ci-dessous illustre la relation entre le nombre de chercheurs d’emplois et le nombre d’emplois disponibles. Pendant la crise économique de 2008, il y avait presque 7 chercheurs d’emploi pour chaque emploi disponible. Ce ratio est tombé sous la barre de 1 pour la première fois depuis que l’on suit ces statistiques aux États-Unis.

Nombre de chercheurs d’emplois par emploi disponible aux États-Unis

 

Warren Buffet appelé à commenter la situation économique au réseau CNBC a déclaré que l’économie se portait à merveille. Il a rajouté toutefois que ce n’est pas parce que l’économie va bien que cela veut nécessairement dire que les marchés boursiers vont bien se comporter dans les prochains mois…

 

Revue de la semaine terminée le 8 juin, 2018

Les marchés étaient encore portés à la hausse par le très bon rapport sur l’emploi émis vendredi et la bourse montant en ce lundi.  Mardi, les tensions concernant l’imposition de tarifs douaniers faisaient baisser la bourse américaine alors qu’au Canada, les compagnies de marijuana faisaient monter la bourse.  Mercredi, les titres du secteur financier faisaient monter les marchés.  La journée de jeudi se terminait en dent de scie, les titres du secteur de l’énergie étaient en hausse alors que les titres des technos baissaient.  Vendredi, les titres du secteur technologiques poursuivaient leur légère baisse alors que les compagnies perçues comme étant généralement plus sécuritaires comme celles des soins de santé et les produits de consommation de base étaient en hausse.  Au final, la bourse terminait la journée en territoire positif.

 

Ce que nous réserve la semaine du 11 au 15 juin 2018

Mardi : Données sur l’inflation américaine

Mercredi : Mise à jour de la politique monétaire américaine (incluant les taux d’intérêt)

Jeudi : Ventes des maisons neuves au Canada et Données sur le commerce au détail américain

Vendredi: Statistiques sur la production industrielle américaine

 

Voici quelques compagnies qui publient leurs résultats cette semaine:

Lundi: David’s Tea

Mercredi: Seadrill

Jeudi:  Enghouse System, Transat

 

Sur notre radar cette semaine

Cette semaine nous vous présentons Fairfax Financial Holdings (Fairfax) symbole boursier FFH. Fairfax est une compagnie de gestion qui œuvre dans le domaine des services financiers et qui possède plusieurs compagnies d’assurances, de réassurances tant en assurance vie qu’en assurance de dommages.  La particularité des compagnies d’assurances est qu’elles prennent les primes des investisseurs et les investissent.  Plus le rendement sur les placements est bon et plus la compagnie est rentable.  Le président de Fairfax, Prem Watsa est reconnu pour être un des meilleurs gestionnaires en placement dans son domaine et est souvent comparé à Warren Buffet. De plus, la hausse des taux d’intérêt amorcée il y a un an fait en sorte que les placements garantis sont plus payants et diminuent le besoin de réserves au bilan pour payer les primes d’assurances futures, ce qui est un plus.  Présentement, la compagnie a beaucoup d’encaisse à investir et les marchés font confiance à Prem Watsa pour tirer son épingle du jeu.  Le titre se transige à 742$ et Tom MacKimmon de BMO marché des Capitaux lui attribue une cible de 770$ d’ici un an.

 

N’hésitez pas à me contacter afin de valider si ce titre pourrait vous convenir.