Revue boursière de la semaine terminée le 7 octobre 2016

Retour vers la normale?
Dans un « monde normal » on s’attend à ce que de bonnes nouvelles économiques se traduisent par de bonnes nouvelles pour les profits des entreprises et que cela pousse la bourse à la hausse. Dans la dernière année, la plupart du temps les bonnes nouvelles étaient vues au contraire comme un risque que les taux d’intérêt allaient monter et cela faisait baisser les marchés.
La situation semble avoir changé dans la dernière semaine. Mercredi l’indicateur de l’Institute of Supply Management pour le secteur non manufacturier était publié et démontrait une croissance économique beaucoup plus grande que prévu aux États-Unis pour le mois de septembre 2016 avec un indicateur à 57.1 alors que les économistes s’attendaient à un chiffre de 53.1. Rappelons qu’au-dessus du nombre de 50 indique la croissance et qu’un chiffre sous la barre du 50 montre un ralentissement. La bonne nouvelle a été très bien accueillie et le Dow Jones a terminé sa journée en hausse de 138 points.
Vendredi, nous avons eu la situation contraire: le rapport sur l’emploi démontrait la création de 156 000 emplois aux États-Unis alors que les économistes en espéraient 171 000. La bourse a alors légèrement reculé.
Les investisseurs semblent avoir accepté que les taux d’intérêt puissent monter et que vu leurs faibles niveaux actuels cela ne fasse pas dérailler la bourse.  Des taux d’intérêt plus hauts ne veulent pas dire la même chose que des taux d’intérêt trop élevés.
Espérons que les résultats des entreprises pour le dernier trimestre seront suffisants pour lancer les marchés au-dessus de leur résistance du dernier trimestre.

 

Revue de la semaine terminée le 7 octobre, 2016

 

Les bourses débutaient la journée à la baisse alors que les espoirs d’une entente entre la Deutsche Bank et les États-Unis s’amenuisaient.  Mardi, les marchés poursuivaient leur baisse suite à la chute du prix de l’or.  De plus, la sortie éventuelle du Royaume-Uni de la zone euro revenait à la mémoire des investisseurs rappelant à ceux-ci les risques potentiels pour les économies mondiales.  Mercredi, la hausse du prix du pétrole et un très bon rapport sur l’état du secteur des services américain faisaient monter les marchés.  Jeudi, la baisse de la Livre sterling faisait contrepoids à la hausse du prix du pétrole.  Les marchés chutaient lourdement en début de session, mais terminaient la journée pratiquement inchangés, profitant d’un rebond en après-midi.  Vendredi, le rapport sur l’emploi était en deçà des attentes, mais pas assez mauvais selon les investisseurs, pour que la Réserve fédérale repousse une montée éventuelle des taux d’intérêt, laquelle est prévue en décembre.

 

 

Valeur au 7 oct. Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 14 566 -160 -1.09%
Dow Jones 18 240 -68 -0.37%
Pétrole ($US/baril) 49.81 +1.57 +3.25%
Or 1 257.08 -58.79 -4.47%
Can$/US$ 75.21 -0.97 -1.27%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés selon Jean-Martin Fortier :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En baisse
Croissance des profits En hausse
Bourse américaine Perspectives à court terme En baisse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 10 au 14 octobre 2016

 

Les minutes de la dernière rencontre de la Réserve fédérale américaine (FED), tenue il y a deux semaines, seront publiées mercredi.  Les investisseurs scruteront ces minutes afin d’y trouver des signes sur l’orientation des taux d’intérêt qu’entend prendre la FED au cours des prochaines semaines.  Vendredi, les ventes au détail américaines seront émises.

 

 

Nous entrons dans la période de publication des résultats du troisième trimestre et voici quelques compagnies publiant leurs résultats :

 

Mardi : Alcoa

Mercredi : Les chemins de fer CXS

Jeudi : Delta Airlines

Vendredi : Wells Fargo, Citigroup et JPMorgan Chase

 

Sur notre radar cette semaine

 

Nous préférons attendre l’évolution des marchés à court terme avant de nous commettre plus sérieusement, mais nous aimons l’option que nous offrent les investissements dans les indices à faible volatilité.  Ce type d’investissement pourrait avoir l’effet de nous faire sous-performer par rapport aux marchés, mais advenant une baisse de ceux-ci, ces placements tomberont moins.  Le fonds négocié en bourse SPLV est un bon exemple.  Ce fonds investit dans les 100 compagnies du S&P500 (les 500 plus grandes compagnies américaines) qui sont les moins volatiles, c’est-à-dire celles qui enregistrent normalement les moins grandes variations sur les marchés.  Ainsi on a un portefeuille qui devrait en temps normal être plus stable que la moyenne, composé de grandes corporations américaines telles que Proctor & Gamble, Kelloggs, General Mills, etc. et qui verse un dividende de 2%.  N’hésitez pas à nous contacter afin de valider si cet investissement peut vous convenir et le niveau de risque impliqué.