Revue boursière de la semaine terminée le 5 mai 2017

« Sell in may and go away »

 

Les spéculateurs ont tous déjà entendu ce vieil adage qui avise les investisseurs de vendre leurs placements au mois de mai pour éviter une baisse saisonnière qui pourrait survenir pendant l’été. Selon cette approche, il serait avisé de vendre ses placements en mai pour revenir en bourse au mois de novembre.

Selon le site Investopedia, depuis 1950, l’indice Dow Jones a un rendement moyen de seulement 0,3% pendant la période de mai à octobre alors que le rendement est de 7,5% pour la période de novembre à avril. Les raisons de l’écart de rendement entre ces deux semestres sont inconnues, on blâme les faibles volumes de transaction pendant les mois d’été et l’afflux de capitaux pendant les mois d’hiver entre autres…

Parmi les inconvénients majeurs de tout vendre en mai est bien sûr les impôts à payer sur les gains quand on vend tout sans compter les coûts en commissions pour faire de telles transactions.

Certains investisseurs préfèrent revoir leurs portefeuilles en mai. Certains secteurs comme ceux de la santé et de la consommation de base ont tendance à mieux performer pendant les mois d’été, un repositionnement du portefeuille peut être opportun.

 

 

Revue de la semaine terminée le 5 mai, 2017

 

Des résultats corporatifs en dent de scie faisaient baisser la bourse lundi, mais cette baisse était marginale.  Mardi, les marchés rebondissaient un peu, mais étaient surtout en attente du résultat de la rencontre de la Réserve fédérale américaine (FED) quant à l’orientation des taux d’intérêt.  Mercredi, la FED ne surprenait personne en laissant les taux d’intérêt inchangés.  La bourse américaine ne bougeait à peu près pas, mais la bourse canadienne tombait, entrainée par la chute des prix des ressources naturelles.  Jeudi, le prix du pétrole chutait lourdement, entrainant la bourse canadienne dans son sillage, alors qu’aux États-Unis, cette baisse était contrebalancée par l’adoption du plan de remplacement de Obamacare et par de bons résultats des compagnies.  Vendredi, les prix du pétrole et des ressources naturelles se raffermissaient et la bourse canadienne reprenait le terrain perdu jeudi.  Aux États-Unis la bourse montait également, supportée par un bon rapport sur l’emploi.

 

Valeur au 5 mai Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 582 -4 -0.03%
Dow Jones 21 006 +653 +0.31%
Pétrole ($US/baril) 46.22 -3.11 -6.30%
Or 1 228.01 -40.27 -3.18%
Can$/US$ 73.26 +0.02 +0.03%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En baisse
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 8 au 12 mai, 2017

 

Ce sera calme du côté des nouvelles économiques.  Lundi, les statistiques sur les mises en chantier canadiennes seront publiées.  Mardi, le rapport sur les emplois disponibles aux États-Unis ainsi que la balance commerciale américaine seront émis.  Et finalement, vendredi on en saura plus sur les ventes au détail ainsi que sur l’indice des prix à la consommation aux États-Unis.

 

Voici quelques compagnies qui publient leurs résultats :

 

Lundi : Eisign energy

Mardi : Allergan, Groupe TMX (bourse de Montréal)

Mercredi : Linamar, Fiera Capital

Jeudi : Emera, Enbridge

 

 

Sur notre radar cette semaine

 

La Corée du Nord se montre belliqueuse et ceci semble entrainer une légère escalade de la tension entre ce pays des plus surprenants par ses agissements et les États-Unis.  Une façon de profiter de cette tension montante serait d’investir dans les compagnies spécialisées dans l’armement.  Nous sommes bien conscients que ce n’est pas un investissement qui plaira à tous, mais qu’on le veuille ou non, les actions des fournisseurs d’équipements de la défense pourraient monter si l’intensification de la tension se poursuit.  Le géant américain General Dynamics (GD) semble l’investissement indiqué dans ces circonstances.  GD est présent dans toutes les sphères des équipements de la défense, des avions, sous-marins, marine, véhicules terrestres, munitions, télécommunication, etc..  Le carnet de commandes de GD est bien rempli, les commandes des autres pays que les États-Unis sont en croissances, et l’accroissement possible des dépenses en défense de l’administration Trump sont autant de facteurs positifs pour GD.  L’action se transige à 195$, Robert Springarn lui donne une cible de 218$ d’ici un an.  De plus, GD verse un dividende de l’ordre de 1.7%.  N’hésitez pas à nous contacter afin de vérifier si cet investissement peut vous convenir.