Revue boursière de la semaine terminée le 3 février 2017

Baromètre de janvier

 

Pour prédire si la bourse sera à la hausse pour l’année, certains se servent du baromètre de janvier. On dit que comme se porte janvier ainsi se portera l’année. Bonne nouvelle, la bourse canadienne a monté de 0.64% en janvier au Canada et de 1.79% aux États-Unis. Est-ce que le baromètre de janvier est aussi fiable qu’une marmotte pour prédire le printemps?

On nous dit depuis toujours que si la marmotte voit son ombre le 2 février, qu’un printemps hâtif est à prévoir, sinon l’hiver durera encore 6 semaines. Fred, la marmotte québécoise a prédit un printemps hâtif alors que Phil la marmotte américaine prévoit que l’hiver s’éternisera… Selon météomédia la marmotte a eu raison 2 fois au cours des 5 dernières années. Phil, la marmotte américaine qui prédit le changement de saison depuis 120 ans serait une arnaque selon les biologistes. En effet, l’espérance de vie d’une marmotte est de 10 ans! Nous faisons donc plus confiance à la marmotte québécoise…

Afin de valider la thèse du baromètre de janvier, nous sommes retournés dans l’histoire pour voir si une hausse en janvier se transformait en hausse pour l’année et vice-versa. Vous trouverez ci-dessous le résultat de nos recherches:

 

Morale de l’histoire, ça marche une fois sur deux. Autrement dit le baromètre en question est aussi bon que tirer à pile ou face. Mais en attendant, on peut continuer à espérer une bonne année et un printemps hâtif…

 

Revue de la semaine terminée le 3 février, 2017

 

Je suis certain qu’on va passer une semaine sans parler de Donald Trump dans cette section, mais ce ne sera pas cette semaine.  Alors lundi, notre bon président américain mettait en place sa politique de limitation de l’immigration et la lune de miel entre lui et les investisseurs se terminait.  Résultat, les marchés tombaient lourdement et beaucoup de corporations, dont Google et Facebook, mettaient en place des politiques d’assistance aux immigrants.  Mardi, des résultats corporatifs décevants faisaient tomber les marchés.  Mercredi c’est une autre bonne vieille relation amoureuse, celle-ci entre la Réserve fédérale américaine (FED) et les investisseurs qui revenait à la vie alors que la FED freinait la glissade des marchés en annonçant qu’elle laissait les taux d’intérêt inchangés. Jeudi, Trump (encore lui) faisait peur aux marchés avec ses commentaires belliqueux contre l’Iran.  Les marchés tombaient en mi-journée pour se relever dans l’attente du rapport sur l’emploi à être publié le lendemain. Et vendredi, la publication du rapport sur l’emploi faisait la joie des investisseurs, étant meilleur que prévu et les marchés terminaient la semaine en forte hausse.

 

Valeur au 3 février Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 476 -100 -0.64%
Dow Jones 20 071 -23 -0.11%
Pétrole ($US/baril) 53.83 +0.66 +1.24%
Or 1 220.03 +29.10 +2.44%
Can$/US$ 76.78 +0.75 +0.99%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En hausse
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 6 au 10 février, 2017

 

Du côté des nouvelles économiques, les données sur les balances commerciales canadiennes et américaines ainsi que le rapport sur les emplois disponibles sont publiés mardi.  Vendredi, le rapport sur l’emploi canadien et les données sur les finances publiques américaines sont émis.

 

Du côté des résultats corporatifs, la saison des résultats du quatrième trimestre bat son plein.  Voici quelques corporations qui publient leurs résultats :

 

Lundi : Hasbro, Toromont Ind.

Mardi : Walt Disney, WestJet

Mercredi : Allergan, Euifax, Rio Tinto, Suncor

Jeudi : Argium, Coca Cola, CVS Health, Manulife, Telus Corp. Kellogs

 

Sur notre radar cette semaine

 

Le titre de Ross Store est sur notre radar cette semaine. Ross Store est une chaîne de détaillants qui revendent des vêtements à escompte, un peu comme l’est Winners ici au Canada.  La corporation possédait 1,362 magasin aux États-Unis en 2015 et ses ventes prévues pour leur fin d’année 2016 sont de 12,6 milliards de dollars, en hausse de 11%. Ross Store voit ses ventes des magasins ouverts depuis plus d’un an monter de 7%, ils ouvrent constamment de nouveaux magasins, les marges de profits sont en hausse de 0.5% et les coûts de location des magasins sont en baisse de 0.2%.  Une augmentation des ventes, une augmentation des marges de profits et une diminution des coûts sont la recette parfaite pour une augmentation des profits, ce qui est la recette du succès en bourse.  Le titre se transige présentement à approximativement 66$ et Christian Buss de la Crédit suisse lui donne une cible de 70$ sur un an. Le potentiel d’appréciation peut paraître faible, mais nous croyons que l’augmentation prévue des profits de 10% fera en sorte que cette cible sera surpassée.  N’hésitez pas à nous contacter afin de valider si cet investissement peut vous convenir et le niveau de risque impliqué.