Revue boursière de la semaine terminée le 23 septembre 2016

Reconnaître une bulle financière avant qu’elle n’éclate
Vikram Mansharamani, professeur à l’université Yale et auteur du livre « Boombustology: Spotting Financial Bubbles Before they burst » donnait une conférence à Québec à l’intention des conseillers financiers. Voici un bref résumé de ce qu’il avait à dire et de l’interprétation que l’on peut en faire pour la suite des choses:
Les bulles financières font partie du monde du placement depuis longtemps. On rapporte qu’au début des années 1600, en Hollande, le prix des bulbes de tulipes grimpait en flèche et tout le monde pensait devenir riche en achetant des bulbes de tulipes. Au sommet de la bulle, un bulbe de tulipe rare pouvait se vendre à 6 fois le salaire annuel moyen d’une personne. En 1636, on pouvait acheter des bulbes de tulipe à la bourse. En 1637 le prix des bulbes s’est effondré laissant plusieurs investisseurs ruinés. Parmi les bulles qui ont marqué l’histoire récente, on peut penser à la bulle des titres technologiques de la fin des années 1990, à la bulle immobilière américaine de 2008 ou de la bulle de l’immobilier chinois de 2011.
Voici 5 caractéristiques d’une bulle:
1) L’évolution des prix: Contrairement à la théorie économique, plus le prix monte plus la demande est grande. 2) Mauvaise allocation du capital: l’argent n’est pas investi là où il rapporte le plus, pour le bien-être économique. 3) Excès de confiance: on ne voit plus les risques. 4) Manipulation politique 5) Sentiment populaire: tout le monde est convaincu que cela va continuer.
De notre point de vue, il y a présentement une bulle du côté du marché obligataire mondial. Le monde capitaliste ne peut pas survivre à long terme avec des taux d’intérêt négatifs comme on voit au Japon ou en Allemagne. Comme toute bulle, elle peut continuer de gonfler avant d’éclater. Comme aurait dit John Maynard Keynes: « le marché peut rester irrationnel bien plus longtemps que vous puissiez rester solvable ».
La bulle est moins évidente du côté du marché boursier. On compare la valeur des actions à celle des obligations et l’investisseur moyen y voit une aubaine. On sait que la fête va finir un jour, mais on pense pouvoir en profiter encore pendant un bon moment. C’est la même chose du côté de l’immobilier au Canada.

 

Revue de la semaine terminée le 23 septembre, 2016

 

La semaine était orientée vers les décisions des banques centrales, plus particulièrement celle des États-Unis.  En effet, c’était le calme plat sur les marchés au cours des deux premières sessions de la semaine, les investisseurs étant en attente de la décision sur les taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (FED) à venir mercredi.  Et mercredi, la FED annonçait qu’elle laissait les taux inchangés et qu’elle les relèverait graduellement.  Ceci faisait monter les marchés mercredi, et jeudi se poursuivait sur le même ton.  Vendredi, la fête se terminait avec une baisse abrupte du prix du pétrole, ce qui faisait baisser les marchés.

 

Valeur au 23 sept. Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 14 698 +247 +1.71%
Dow Jones 18 261 +137 +0.76%
Pétrole ($US/baril) 44.48 +1.45 +3.37%
Or 1 337.56 +27.21 +2.08%
Can$/US$ 75.94 +0.34 +0.45%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés selon Jean-Martin Fortier :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En baisse
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 26 au 30 septembre 2016

 

Du côté des publications de nouvelles économiques, on note que l’indice de confiance des consommateurs américains sera publié mardi et mercredi ce sera les commandes de biens durables américaines.  Jeudi, les données sur le produit intérieur brut de nos voisins du sud seront publiées, de même que l’analyse finale des profits des corporations américaines pour le deuxième trimestre.  Vendredi, les données sur le produit intérieur brut canadien seront émises.

 

C’est toujours le calme plat du côté des résultats corporatifs, nous sommes à la veille de la publication des résultats du troisième trimestre.  Nike publie ses résultats mardi et Costco publie les siens jeudi.

 

Sur notre radar cette semaine

 

Cette semaine nous vous présentons une compagnie connue de beaucoup d’entre nous soit les Aliments Maple Leafs (Maple Leaf).  La compagnie opère plusieurs marques don Maple Leaf et Schneider.  Historiquement, les marges de profits de Maple Leaf ont été plus faibles que celles de ses compétiteurs américains.  Récemment Maple Leaf a entrepris un virage afin de tenter de combler cette différence.  Les résultats sont encourageants et Maple Leaf prévoit accroitre ses ventes de 4% et ses profits de 33%.  L’action se transige aux alentours de 29.50$.  Ken Zaslow de BMO marché des capitaux lui donne une cible de  31$ sur une année.  De plus Maple Leaf verse un dividende de 1.2%.  N’hésitez pas à nous contacter afin de valider si cet investissement peut vous convenir et le niveau de risque impliqué.