Revue boursière de la semaine terminée le 20 janvier 2017

L’immobilier au Canada selon Brandes

 

Le marché immobilier serait très surévalué au Canada selon Luiz Sauerbronn, gestionnaire chez Brandes. Voilà la raison pour laquelle il n’investit pas dans les banques canadiennes qui seraient les entreprises les plus affectées par une débâcle immobilière.

Se loger est un besoin de base, chacun doit se loger. Il est donc normal de s’attendre à ce que le prix des maisons reflète les salaires des gens. Plus les salaires augmentent, plus le prix des maisons augmente. Si le prix des maisons monte de 10% par année, alors que les salaires ne progressent que de 2%, il viendra un moment où les gens n’auront plus les moyens de se loger c’est alors que les prix immobiliers cesseront de monter ou commenceront à descendre.

L’alternative à acheter une maison ou un condo est de louer. Il devrait exister une relation étroite entre le coût d’un loyer et le prix d’achat d’une habitation. Dans le graphique ci-dessous, préparé par la firme Brandes, on voit qu’au Canada le prix des maisons ne cesse de croître et n’est plus en relation ni avec les salaires ni avec le coût des loyers.

Revue de la semaine terminée le 20 janvier, 2017

 

La bourse américaine était fermée lundi en raison de la journée de Martin Luther King, mais au Canada, les actions de Magna et de Linamar baissaient, entrainant la bourse canadienne dans son sillage.  Mardi, ce sont les gagnants post-élections américaines i.e. les financières et les industrielles qui perdaient du terrain entrainant les marchés à la baisse.  Mercredi, le rebond des perdants de la veille (financières et industrielles) n’était pas suffisant pour faire monter les marchés.  Jeudi, la veille de l’assermentation de Donald Trump, les investisseurs vendaient pour prendre leurs profits ou encore pour se protéger contre d’éventuels soubresauts des marchés et la bourse américaine tombait (une 5e journée d’affilée), au Canada, le CN et le CP montaient passablement et on avait un petit gain.  Vendredi, on réalisait que l’assermentation de Trump ne signifiait pas nécessairement la fin du monde financier et les marchés reprenaient du tonus pour terminer à la hausse.

 

Valeur au 20 Janvier Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 548 +51 +0.33%
Dow Jones 19 827 -59 -0.30%
Pétrole ($US/baril) 53.22 +0.85 +1.62%
Or 1 210.33 +12.99 +1.08%
Can$/US$ 75.08 -1.17 -1.53%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En hausse
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 23 au 27 janvier, 2017

 

Les ventes de gros canadiennes sont publiées lundi.  Par la suite, le produit intérieur brut américain est publié vendredi, de même que les commandes de biens durables, de nos voisins du sud.

 

Du côté des résultats corporatifs, la saison des résultats du quatrième trimestre bat son plein.  Voici quelques corporations qui publient leurs résultats :

 

Lundi : McDonald’s

Mardi : Les Chemins de fer Canadien National, Johnson & Johnson, Métro, Verizon

Mercredi : AT&T, eBay, Novartis

Jeudi : Caterpillar, Comcast, Intel, Microsoft, Tembec

Vendredi : Chevron

 

Sur notre radar cette semaine

 

Cette semaine, contrairement à nos habitudes, nous vous présentons une compagnie du secteur des petites capitalisations, soit une compagnie de moindre envergure que les grandes corporations dont nous avons l’habitude de vous présenter.  Cette compagnie s’appelle New-Flyer Industries.  New Flyer (NFI) est une compagnie canadienne qui a des activités en Amérique du Nord.  C’est un fabricant d’autobus et un fournisseur de pièces dans le même domaine, offrant une vaste gamme de modèles pouvant s’adapter aux différents types de transports.  Par exemple NFI offrira de petits autobus adaptés aux transports de courtes distances alors qu’ils peuvent aussi offrir de plus grands autobus conventionnels.  Leurs autobus sont renommés pour être légers, économiques et très respectueux de l’environnement.  NFI produit également des modèles entièrement électriques qui contribuent à leur avantage compétitif qui est de produire des modèles légers et économes en carburant.  Dans un contexte où on met l’emphase sur l’environnement et aussi sur l’investissement en infrastructures, NFI se veut tout indiqué.  La compagnie est en croissance, leur carnet de commandes est en hausse de 22% et la compagnie prévoit augmenter ses ventes de 40% au cours de la prochaine année (source Vectorvest).  Le titre se transige présentement à approximativement 40$ et la moyenne des analystes sondés par Thompson Reuters lui donne une cible de 50$ sur un an. De plus la compagnie paie un dividende de 2,4%.  N’hésitez pas à nous contacter afin de valider si cet investissement peut vous convenir et le niveau de risque impliqué.