Revue boursière de la semaine terminée le 2 septembre 2016

2Septembre en bourse

Le mois de septembre a très mauvaise réputation en bourse, selon le Trader’s Almanac, c’est le pire mois de l’année avec un rendement historique de -0,5% en moyenne pour le S&P 500. Selon cette même publication, il y a une exception à la règle : le mois de septembre présente un rendement positif en année électorale aux États-Unis…

Il y a autant d’arguments qui annoncent une poursuite à la hausse des marchés que ceux qui prévoient des temps plus difficiles, voici un bref aperçu de ce qui se discute sur les médias financiers :

Ce que disent les bulls (ceux qui pensent que les marchés vont poursuivre à la hausse) :

Les bas taux d’intérêt sont là pour rester, le dernier rapport sur l’emploi a été moins bon qu’attendu, la Réserve fédérale ne touchera pas aux taux d’intérêt à sa réunion du 20 et 21 septembre prochain.

Une hausse des taux d’intérêt pourrait influencer les résultats des élections est le second argument qui milite en faveur de garder les taux d’intérêt au niveau actuel.

Les attentes de profits sont à la hausse, cela soutiendra le marché.

Le rendement en dividendes des actions est plus élevé que ce que l’on retrouve comme rendement en intérêt sur les obligations, cela pousse même les investisseurs les plus prudents à privilégier les actions.

Le ratio cours/bénéfices prévu pour les titres du S&P 500 est à 17 ce qui est très raisonnable quand on compare au rendement des obligations américaines de 10 ans.

Ce que disent les bears (ceux qui pensent que les marchés vont poursuivre à la baisse) :

La Fed a annoncé en décembre dernier qu’elle allait augmenter les taux d’intérêt 4 fois en 2016, elle est en train de perdre sa crédibilité et pourrait très bien poursuivre sa voie vers une normalisation des taux. Suite à l’annonce de hausse de taux de décembre 2015,  le S&P 500 avait chuté de plus de 12% dans les 2 mois qui ont suivi.

La victoire électorale d’Hilary Clinton est considérée comme chose faite par les marchés financiers un renversement de tendance électorale pourrait amener de l’insécurité dans les marchés.

À 17, le ratio cours/bénéfices prévu est plus élevé que sa moyenne historique de 15. Les marchés seraient donc surévalués.

Le marché obligataire est entré dans une bulle comme on n’en a jamais vu, en Europe on voit même des taux d’intérêt négatifs pour la première fois depuis le début de 2016. Cette bulle va finir par éclater et emporter avec elle le marché boursier.

Morale de l’histoire :

Comme disait Mark Twain, le pire mois de l’année en bourse est le mois de septembre, les autres pires mois sont : octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet et août…

Plus sérieusement, les jours tranquilles de l’été sont derrière nous et il serait normal de voir plus de volatilité en bourse (à la hausse comme à la baisse…). Une stratégie de placement axée sur le long terme privilégiant les titres d’entreprises rentables, en croissance et à prix raisonnables devrait continuer à bien performer.

Revue de la semaine terminée le 2 septembre, 2016

 

Les dépenses en hausse des consommateurs américains faisaient miroiter un meilleur état de l’économie et la bourse débutait la semaine en territoire positif.  Mardi, la bourse canadienne terminait la journée inchangée et la bourse américaine chutait un peu.  La seule nouvelle d’intérêt venait de Apple qui aurait peut-être sous-payé ses impôts en Europe.  Mercredi, la baisse de l’or et du prix de plusieurs métaux entrainaient les marchés à la baisse.  Jeudi, peu d’action, les investisseurs restaient en attente de l’émission du rapport sur l’emploi à venir le lendemain.  Ce rapport émis vendredi faisait état de la création de moins d’emplois que prévu aux États-Unis.  Les marchés réagissaient positivement en anticipant qu’il n’y aurait donc pas de hausse des taux d’intérêt en septembre.  Les deux bourses terminaient en territoire positif.

 

Valeur au 2 sept. Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 14 796 +157 +1.07%
Dow Jones 18 492 +97 +0.53%
Pétrole ($US/baril) 44.44 -2.20 -4.72%
Or 1 325.21 +4.03 +0.31%
Can$/US$ 76.99 +0.09 +0.12%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés selon  Jean-Martin Fortier :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En baisse
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 6 au 9 septembre 2016

 

Les marchés étaient fermés hier et en ce mardi, les indices ISM et PMI pour le secteur des services sont publiés.  Mercredi, le rapport sur les emplois disponibles américains ainsi que le libre beige de la Réserve fédérale américaine (FED).  Ce livre donne le pouls de l’économie américaine et est publié deux semaines avant les rencontres de la FED.   Finalement vendredi, le rapport sur l’emploi canadien sera produit.

 

C’est plutôt calme du côté des publications des résultats corporatifs.  On note David’s Tea et Hewlett Packard qui publient leurs résultats mercredi et Transat qui publie les siens jeudi.

 

Sur notre radar cette semaine

 

Cette semaine nous revenons sur Couche-Tard.  Nous recommandons cette compagnie régulièrement et cette fois-ci ne fera pas exception.  L’achat de CST Brands fait de Couche-Tard la plus importante chaîne de dépanneur en Amérique du Nord.  Au Québec, CST Brands œuvre sous la bannière Ultramar.  À l’heure actuelle, Couche-Tard compte 8167 magasins sur le continent nord-américain, incluant les dépanneurs Esso, contre 8892 pour son grand rival, 7-Eleven. Lorsque la transaction avec CST Brands sera conclue, il en détiendra 10 180. L’action se transige à 68$ et la cible moyenne sur une année des analystes sondés par Thompson Reuters est de 78$.  N’hésitez pas à nous contacter afin de vérifier si cet investissement peut vous convenir et le niveau de risque impliqué.