Revue boursière de la semaine terminée le 15 février 2019

La bourse est-elle vraiment trop haute?

 

Les marchés boursiers ont connu toute une remontée depuis leur correction qui s’est interrompue en décembre. La bourse de Toronto est en hausse de 14,96% depuis son plancher du 24 décembre dernier. Le S&P 500 a fait encore mieux avec une hausse de 18,28% depuis le bas touché le 26 décembre 2018.

Le S&P 500 n’est plus qu’à 6% de son sommet atteint le 21 septembre dernier et l’indice S&P TSX est à moins de 5% du niveau de 16 586 points touché le 13 juillet 2018. Les bourses canadiennes et américaines ont dépassé leurs moyennes mobiles de 200 jours la semaine dernière laissant croire qu’une nouvelle tendance haussière à long terme s’est installée.

Plusieurs analystes techniques sont apparus dans les médias financiers pour affirmer que les marchés avaient trop monté, en trop peu de temps et qu’on devait s’attendre à une baisse imminente des bourses. Ce genre de commentaire fait peur et laisse sous-entendre qu’il serait mieux de tout vendre à ce moment de la reprise boursière. La vigueur de la remontée généralisée de la bourse comme celle que l’on vient de vivre n’est pas commune…

Un des indicateurs mis au point par la firme VectorVest compare le nombre de titres en tendance haussière par rapport au nombre de titres en tendance baissière. En fin de journée vendredi, il y avait presque 5 titres en tendance haussière pour un titre en tendance baissière. Ce genre de situation ne s’est produit que 2 fois au cours des 10 dernières années soit le 4 mai 2009 et le 13 avril 2016. Le graphique ci-dessous montre l’évolution du S&P 500  au cours des 10 dernières années en notant les 2 fois où le marché a été aussi suracheté qu’en ce moment:

Après avoir atteint le niveau suracheté le 4 mai 2009, la bourse a continué de monter pendant 8 mois avant de connaître une petite correction. Il aura fallu 21 mois après le 13 avril 2016 pour avoir une correction digne de ce nom.

On ne peut faire de grandes généralisations avec 2 événements, mais pour l’instant il semble prématuré de tout vendre et sortir des marchés. Cela aurait été une erreur en 2009 comme en 2016.

revue de la semaine terminée le 15 février 2019

Les craintes d’un ralentissement économique mondial faisaient baisser les marchés lundi.  Puis mardi, l’optimisme revenait alors qu’une entente intervenait entre instances politiques américaines pour éviter la fermeture du gouvernement.  Mercredi, des commentaires positifs quant à une entente potentielle entre les États-Unis et la Chine au sujet de la guerre des tarifs faisaient monter les marchés, alors qu’au Canada, on terminait la journée au neutre.  Jeudi, les marchés américains terminaient la journée dans le rouge suite à l’émission de faibles ventes au détail.  Au Canada on était positifs alors que de bons résultats corporatifs soutenaient les marchés.  Finalement vendredi, l’espoir renouvelé d’une entente commerciale entre la Chine et les États-Unis faisait monter les marchés.

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés

 

Ce que nous réserve la semaine du 18 au 22 février 2019

 

Nouvelles économiques

Mardi : Mises en chantier américaines

Mercredi :  Mise à jour de la politique monétaire américaine, incluant l’orientation des taux d’intérêt

Jeudi : ventes en gros au Canada

Vendredi : Ventes au détail canadiennes et ventes des maisons existantes aux États-Unis

Compagnies publiant leurs résultats :

Mardi: Capital Power, Emera, Walmart

Mercredi : CVS Health, Osisko Mining, IAMGold

Jeudi: The Kraft-Heinz Company

Vendredi: Banque Royale, CCL Industries

Sur notre radar cette semaine

Cette semaine nous vous suggérons Brookfield Assets Management (BAM.A), (Brookfield).  Brookfield est un des plus importants investisseurs immobiliers en Amérique du Nord.  La compagnie opère dans quatre grands secteurs.  L’investissement immobilier, investissement dans les infrastructures, l’énergie renouvelable et finalement dans les placements privés.  L’environnement du commerce au détail dans les centres d’achats étant plus difficile, Brookfield utilise son immense capital pour acquérir des centres d’achats en détresse, à prix dérisoires.  Brookfield revigore ces centres d’achat et en profite pour attirer des locataires de renom, ce qui augmente significativement la valeur de leurs investissements.  Pour que cette stratégie réussisse, il faut beaucoup de capital et Brookfield dispose de grandes capacités financières. Le titre se transige présentement aux alentours de 59$ canadiens et Andrew Kuske de Crédit Suisse lui attribue une valeur de 50$ US ou approximativement 66$ canadiens.  Brookfield verse également un dividende de 1.4%.

N’hésitez pas à me contacter afin de valider si ce titre peut vous convenir.