Revue boursière de la semaine terminée le 14 septembre 2018

Crise de 2008 ou l’analogie du Monopoly…

 

Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers déclarait faillite aux États-Unis. Cela fait a fait 10 ans en fin de semaine et cet événement a été montré comme étant l’épicentre de la pire crise financière depuis les années 1930. Le journal La Presse a fait un bon retour historique dans son édition de samedi. Une telle crise pourrait-elle survenir à nouveau?

Je ne prétends pas être économiste ou être de ceux qui prédisent l’avenir, mais je vous propose l’analogie suivante pour anticiper la suite des choses: une crise financière ressemble à la fin d’une partie de Monopoly.

Au début d’une partie de Monopoly, tous les joueurs ont le même montant d’argent et les mêmes possibilités de s’enrichir, le hasard et quelques transactions feront en sorte que certains joueurs vont accumuler beaucoup de richesse alors que d’autres vont s’appauvrir. Plus on avance dans le jeu plus l’écart de richesse devient évident. À la fin de la partie, on commence à voir un joueur faire faillite, puis un autre, jusqu’à ce que l’on détermine le grand gagnant.

Lehman Brothers a été le premier grand joueur à faire faillite en 2008. Tous les joueurs restants étaient paniqués à l’idée de brasser les dés. La partie s’est interrompue. On se demandait comment la partie pourrait continuer, qui sera le prochain joueur à faire faillite. Les gouvernements mondiaux et La Réserve fédérale américaine sont arrivés avec une idée: si on donnait de l’argent à tous les joueurs, la partie pourrait se poursuivre… Tous les joueurs ayant plus d’argent, ceux qui détenaient le plus d’actifs en 2009 se sont enrichis fortement au cours des 10 dernières années et l’écart entre les riches et les pauvres s’est accentué fortement. La  partie peut encore se poursuivre, car il reste de l’argent à tout le monde, mais beaucoup de joueurs sont très endettés. Ce qui inquiète maintenant c’est qui si on arrête de donner l’argent de la banque?

L’analogie de Monopoly peut être boiteuse puisqu’elle ne tient pas compte d’un facteur: la croissance économique qui pourrait générer de la richesse pour tous.

Revue de la semaine terminée le 14 septembre, 2018

Encore une fois, l’imposition potentielle des tarifs douaniers américains faisait chuter les marchés lors de la première journée boursière.  Mardi, les actions des secteurs de l’énergie et des technos étaient en hausse.  Puis mercredi, le secteur de l’énergie continuait à monter alors que les technos rebaissaient.  Ceci faisait en sorte que la bourse américaine faisait du sur-place.  Au Canada, les titres du secteur financier étaient en baisse, entraînant la bourse au total dans son sillage.  Jeudi, un rebond du secteur des technos faisait monter la bourse américaine, alors qu’une chute du secteur des soins de santé faisait baisser les marchés canadiens.  Finalement vendredi, l’imposition de tarifs douaniers revenait dans l’actualité pour faire baisser les marchés.

Perspectives techniques et quantitatives des marchés:

Ce que nous réserve la semaine du 17 au 21 septembre 2018

Mardi : Ventes du secteur manufacturier au Canada

Mercredi : Mises en chantiers américaines

Jeudi :  Données sur les ventes de maison existantes aux États-Unis.

Vendredi : Données sur l’inflation et les ventes détail au Canada

Peu de compagnies publient leurs résultats cette semaine.  Parmi celles-ci ont notent Fedex lundi et General Mills mardi.

Sur notre radar cette semaine

Cette semaine nous vous présentons Molina Healthcare (MOH).  MOH a été fondé il y a près de 40 ans par le docteur Molina qui voyait que beaucoup de patients défavorisés et étrangers (aux États-Unis) visitaient les urgences, car ils n’étaient pas pris en charge par le système de santé américain.  En se reportant 35 ans plus tard, avec l’adoption du affordable care act américain, qui donne un plus grand accès aux soins de santé, MOH était bien positionné pour en bénéficier, et la compagnie l’est encore, avec une croissance prévue des profits de 25%.  Une des raisons expliquant ce fait est que la compagnie a entrepris un vaste programme de révisions de ses dépenses, afin d’éliminer celles qui sont jugées superflues.  Ce programme est un succès.   Ainsi le titre se négocie aux alentours de 150$ US et Eric Manning de Valueline lui donne une cible moyenne de 163$ US d’ici une année avec un potentiel d’atteindre 195$ si ses prévisions optimistes se matérialisent.

N’hésitez pas à me contacter afin de valider si ce titre pourrait vous convenir.