Revue boursière de la semaine terminée le 10 mars 2017

Ne pas nourrir les ours!

 

Le surnom anglais d’une période de baisse prolongée des marchés boursiers est le bear market (marché de l’ours). On parlera de bull market (marché du taureau) quand la tendance générale est à la hausse. Reconnaître rapidement dans quel type de marché on se trouve permettra d’ajuster sa stratégie d’investissement.

Dans un bull market, on voudra profiter des inévitables petites baisses pour acheter davantage d’actions tel que démontré dans le graphique ci-dessous:

 

À l’inverse, lors d’un bear market, on voudra profiter des replis à la hausse pour diminuer nos positions sur le marché boursier:

 

Le défi est de savoir si on est dans un bull ou un bear market assez tôt pour pouvoir ajuster sa stratégie de placement. Il a été remarqué dans le passé que tant que les profits des entreprises sont perçus comme étant à la hausse, on est dans un bull market. Les attentes de profits des analystes financiers peuvent servir de baromètre des attentes du marché. Tant que la moyenne des attentes de profits des analystes pour la moyenne des actions est à la hausse, on peut croire qu’on est dans un bull market. La moyenne des attentes de profits est à la baisse depuis le début de l’année et un des indicateurs que nous suivons est tourné négatif cette semaine au Canada nous indiquant le début possible d’un bear market. Aux États-Unis, il faudra attendre encore un peu pour se prononcer si la tendance à la hausse est bien finie.

Le portefeuille Phoenix d’actions prudent et opportuniste, de même que le portefeuille Phoenix prudent et opportuniste équilibré, gérés par François Gagnon, ont vendus toutes leurs positions sur le marché canadien mercredi dernier et toutes leurs actions américaines jeudi vu la tendance à la baisse observée sur les marchés. L’histoire nous dira si ce retrait des marchés était prématuré, si la tendance à la hausse reprend, ces portefeuilles réinvestiront sur les marchés.

 

Revue de la semaine terminée le 10 mars, 2017

 

Lors du premier jour de la semaine, les banques canadiennes étaient à la hausse entrainant la bourse avec elles.  Cependant aux États-Unis, les tensions géopolitiques causées par les essais de missiles nord-coréens faisaient baisser les marchés.  Mardi, un tweet de Donald Trump à l’effet qu’il veut faire baisser les prix des médicaments faisait baisser les marchés.  Mercredi les titres du secteur de l’énergie baissaient passablement et les bourses faisaient de même.  Après une journée sans histoire jeudi, les bourses terminaient la journée de vendredi en hausse, portées par un bon rapport sur l’emploi américain.

 

Valeur au 10 mars Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 507 -101 -0.65%
Dow Jones 20 903 -103 -0.49%
Pétrole ($US/baril) 48.38 -4.95 -9.28%
Or 1 204.64 -30.17 -2.44%
Can$/US$ 74.24 -0.52 -0.70%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En baisse
Croissance des profits En baisse
Bourse américaine Perspectives à court terme En baisse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 13 au 17 mars, 2017

 

Les ventes au détail ainsi que les données sur l’inflation américaines seront publiées mercredi, mais ce qui retiendra notre attention est la mise à jour économique de la Réserve fédérale américaine (FED) qui sera émise mercredi à 14 :00.  On saura alors si la FED augmente les taux d’intérêt. Finalement vendredi, les ventes du secteur manufacturier canadien seront publiées.

 

Parmi les compagnies qui publient leurs résultats cette semaine, on note Oracle mercredi, Adobe et Dollar General jeudi et vendredi, la compagnie montréalaise Stella Jones publie les siens.

 

Sur notre radar cette semaine


Cette semaine nous préférons l’encaisse. Les marchés nous semblent incertains.