Revue boursière de la semaine terminée le 25 janvier 2019

Trump et l’incertitude…

Un commentaire que l’on entend souvent depuis quelques temps est qu’avec Trump au pouvoir on ne sait plus vraiment de quoi demain sera fait. Les économistes qui ont présenté leurs attentes pour 2019 lors des dernières semaines avaient presque toujours une petite remarque sur l’incertitude politique.

L’incertitude, ça se mesure… C’est ce que des économistes ont tenté de faire en créant l’indice EPU (Economic Policy Uncertain) en 2012. Cet indice tient compte de trois facteurs:

1) Le nombre d’articles dans les journaux ou l’on retrouve les mots incertains ou incertitude combinés aux mots économiques ou économie.
2) Aux États-Unis on y ajoute le nombre de dispositions fiscales temporaires, ces dispositions étant appelées à disparaître dans les 10 prochaines années
3) Les écarts entre les prévisions des économistes et la moyenne des prévisions pour un même indice.

L’indice EPU a ensuite été répliqué dans une quinzaine de pays pour avoir une idée de l’incertitude au niveau mondial.

Les économistes de la Banque Nationale ont présenté le graphique ci-dessous lors de la présentation de leurs attentes pour 2019:

L’économie est un peu comme la météo: c’est une science exacte pour constater le temps qu’il fait, mais qui devient de moins en moins précise plus on regarde loin en avant… L’incertitude sur les politiques économiques vient ajouter un élément de difficulté à faire des prévisions fiables à long terme.

Stéfane Marion, économiste et stratège en chef à la Banque Nationale présentait sa vision de 2019 à un groupe de CFA la semaine dernière à Montréal. Selon lui, l’économie est en fin de cycle économique, mais ne devrait pas tomber en récession en 2019. La bourse pourrait encore monter dans un tel contexte, mais il faut s’attendre à plus de volatilité due entre autres à l’indice EPU qui est très élevé…

Revue de la semaine terminée le 25 janvier 2019

La bourse américaine était fermée lundi et le secteur des ressources baissait au Canada.  Mardi, des craintes de ralentissement de l’économie mondiale et des données mitigées en provenance de la chine faisaient baisser les marchés.  Mercredi, on terminait la journée au neutre puis vendredi, l’entente pour rouvrir le gouvernement américain faisait plaisir aux investisseurs et les marchés terminaient la semaine en hausse.

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 28 janvier au 1er février 2019

 

Nouvelles Économiques

Mercredi :  Mise à jour de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et émission des données sur le produit intérieur brut américain

Jeudi : émission des données sur le produit intérieur brut canadien

Vendredi : Indices PMI pour le Canada et les États-Unis, et indice ISM pour les États-Unis.  Ces indices sont des indicateurs de l’activité manufacturière.  De plus publication du rapport sur l’emploi américain.

Compagnies publiant leurs résultats :

Lundi : Caterpillar

Mardi: 3M Co., Apple, Chemin de fer Canadien National, Metro inc., Pfizer, Verizon

Mercredi : Alibaba, AT&T, MacDonald’s, Paypal, Visa

Jeudi: Amazon, OpenText

Vendredi: Chevron, Exxon Mobil

Sur notre radar cette semaine

Avec l’incertitude que nous avons connue ces derniers temps, pourquoi ne pas y aller avec une valeur sûre.  Nous vous présentons Métro.  Cette compagnie n’a plus besoin de présentation.  De plus avec l’intégration des pharmacies Jean Coutu, Métro nous apparaît comme une compagnie dont on voudra acheter les actions que l’économie se porte bien ou pas.  En effet, même dans des temps économiques plus difficiles nous avons besoin de faire l’épicerie et avons nos médicaments.  Le titre se transige à 49.00$ et Peter Sklar de BMO marché des capitaux lui donne une cible de 53.00$ d’ici un an.

N’hésitez pas à me contacter si vous pensez que ce titre pourrait vous convenir.

Revue boursière de la semaine terminée le 18 janvier 2019

Petite histoire de reprise, à quoi s’attendre en 2019?

On sait qu’il est normal que la bourse baisse de temps en temps. On sait qu’il est normal que la bourse remonte après une correction. La question est de savoir qu’est-ce qu’une hausse normale selon l’ampleur de la correction que nous venons de connaître. Investissement Manuvie a voulu répondre à la question en distinguant les périodes de récession des périodes de croissance économique. Le tableau ci-dessous nous indique qu’après une correction de 5%, on peut s’attendre en moyenne à ce que la bourse remonte de 9% dans les 12 mois suivants, si on est en période de croissance économique la reprise serait de 15%, mais si on est en récession, on peut s’attendre à ce que la bourse poursuive à la baisse de 9% pendant les 12 mois qui suivent.

 

La bourse américaine a chuté de 20,20% entre son sommet atteint le 21 septembre 2018 et son bas touché le 26 décembre. Si on se fie au tableau ci-dessus, que l’on soit en récession ou non, en moyenne la bourse monte de plus de 15% dans les 12 mois qui suivent une telle  baisse.

Bien que le risque d’une récession en 2019 soit évoqué dans les médias financiers aucun signe précurseur d’une récession ne s’est encore manifesté selon Patrick Murray de Manuvie lors d’une conférence donnée la semaine dernière. Le tableau suivant résume ces indicateurs:

Revue de la semaine terminée le 18 janvier 2019

La semaine a mal commencé aux États-Unis inquiétés par un ralentissement des exportations chinoises et les craintes entourant un ralentissement de l’économie mondiale. Au Canada, le secteur des soins de santé a aidé à terminer la journée en hausse malgré les baisses des compagnies d’or. Le secteur de l’énergie est venu pousser les marchés à la hausse mardi. De bons résultats des banques américaines Bank of America et Goldman Sachs ont soutenu la bourse mercredi. Des rumeurs d’ententes commerciales possibles entre la Chine et les États-Unis ont poussé fortement les marchés en hausse jeudi et vendredi.

 

Ce que nous réserve la semaine du 21 au 26 janvier 2019

 

Nouvelles économiques

Lundi:           Bourse américaine fermée en mémoire de Martin Luther King

Mercredi :    Ventes au détail canadiennes

jeudi :         Conférence de presse de la Banque Centrale européenne

 

Compagnies publiant leurs résultats :

Mardi: TD ameritrade, travelers, Halliburton, United Technologies, Johnson & Johnson

Mercredi : Laboratoires Abbott, Proctor & Gamble, Ford, Las Vegas Sands, Kimberly-Clark, Comcast, F5 Network, Texas Instruments

Jeudi: American Airlines, Southwest Airlines, Rockwell Collins Inc., Intel
Vendredi: Abbvie Inc., D.R. Horton Inc.

Sur notre radar cette semaine

Constellation Software inc.: oeuvrant la le domaine du logiciel informatique, Constellation Software fait du développement, de l’installation et de la personnalisation d’applications informatiques pour les secteurs privés et publics. Le siège social est à Toronto, mais l’entreprise est présente dans une centaine de pays et emploie 13 000 personnes. Le titre a une recommandation d »achat par la Firme de recherche S&P avec un niveau de risque évalué par eux de faible. La moyenne des analystes s’attend à ce que le titre atteigne 1 043$ d’ici un an en hausse de 10,8% par rapport à son prix de clôture vendredi de 941$.

N’hésitez pas à me contacter pour voir si ce titre convient à votre profil de risque et à votre portefeuille.

 

Revue boursière de la semaine terminée le 11 janvier 2019

Le rebond va-t-il se poursuivre?

 

Depuis son bas touché le 24 décembre dernier, la bourse américaine est en hausse de plus de 10% et la bourse canadienne de plus de 8%. Ce rebond est peut-être le début d’une nouvelle tendance haussière…

Parmi les facteurs qui ont expliqué la baisse des marchés l’automne dernier on note:
1) Les craintes que les hausses de taux d’intérêt ne poussent l’économie en récession
2) Les craintes que les guerres commerciales fassent ralentir l’économie
3) Les craintes que les ralentissements de la croissance mondiale hors États-Unis ne viennent miner l’économie nord-américaine

Des propos rassurants en décembre de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine et le fait de reporter les hausses de tarifs douaniers à la Chine ont été les points de départ du dernier rebond.  Le marché des contrats à terme évalue maintenant que les taux d’intérêt ne devraient pas bouger en 2019. Les craintes de hausses de taux seraient chose du passé. Les Chinois et les Américains continuent leurs négociations et une entente serait jugée comme très positive par les marchés.

Selon certains analystes techniques comme Tim Knight, les marchés sont presque à leur niveau de résistance. Il suffirait que ça monte encore un peu pour confirmer que nous sommes bien en tendance haussière. Les fonds Phoenix ont vendu tous leurs placements achetés pour profiter du rebond et attendent une confirmation du marché haussier qui pourrait survenir très bientôt pour acheter des titres d’entreprises rentables, en croissance et à prix raisonnables.

La résistance sur le marché canadien se situe autour des 15 000 points. La ligne jaune sur le graphique ci-dessous illustre la situation:

 

La saison des résultats pour l’année 2018 commence cette semaine. Les profits devraient être en bonne hausse et les investisseurs porteront particulièrement attention aux orientations qui seront données par les dirigeants lors des conférences données après les publications de chiffres.

Revue de la semaine terminée le 11 janvier 2019

Au cours des trois premiers jours de la semaine, les marchés étaient à la hausse, supportés par la reprise des négociations entre la Chine et les États-Unis sur le règlement de la situation des tarifs douaniers.  L’optimisme se poursuivait jeudi alors que le président de la Réserve fédérale américaine se montrait conciliant. Au Canada, en plus du support de nos voisins du sud, la hausse du prix du pétrole nous donnait une belle journée boursière.  Vendredi, après six journées de hausse, le marché américain terminait la journée au neutre, alors que la bourse canadienne continuait sa montée, mais de façon marginale.

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 14 au 18 janvier 2019

 

Nouvelles Économiques

Mercredi :  Ventes au détail américaines

Vendredi : Indice canadien des prix à la consommation

 

Compagnies publiant leurs résultats :

Lundi : Citigroup, Shaw Communication

Mardi: JPMorgan, United Health, Wells Fargo

Mercredi : Bank of Americas, Blackrock, Chemins de Fer CSX, Goldman Sachs

Jeudi: American Express, Morgan Stanley, Netflix

Sur notre radar cette semaine

Cette semaine nous préférons ne pas investir, l’encaisse est roi.

 

Revue boursière de la semaine terminée le 4 janvier 2019

Le pire est-il derrière nous?

L’année 2018 a été la pire année boursière des 10 dernières années. La bourse canadienne a chuté de 11,64% et la bourse américaine de 6,24% pendant la dernière année. La zizanie à Washington est souvent citée comme étant la source de tous les maux: guerres commerciales, enquêtes sur l’élection présidentielle, hausses de taux d’intérêt… Toutes ces mauvaises nouvelles ont fait dire à certains qu’une récession pourrait arriver en 2019.

Coup de théâtre vendredi dernier, de bonnes statistiques sur l’emploi tant au Canada qu’aux États-Unis ont fait rebondir de façon marquée les marchés boursiers. La création de 312 000 emplois aux États-Unis en décembre alors qu’on en attendait 178 000 écarte momentanément le spectre de récession. Au Canada, le taux de chômage est à son niveau le plus bas depuis janvier 1976 soit depuis que l’on tient des statistiques comparables…

Selon l’approche d’Investors Business Daily, la journée de vendredi marque le début d’une nouvelle tendance à la hausse des marchés. Selon l’approche de VectorVest, un rebond à court terme est dans les cartes, mais devra être confirmé par un plus grand nombre de titres en tendance haussière avant de conclure à une confirmation d’une nouvelle tendance pour le marché.

Lors de la dernière revue boursière de 2018, on vous avait dit que le marché boursier connaissait généralement une période favorable entre le 15 décembre et le 6 janvier. Pour profiter de cette période, un truc est d’investir dans les 10 titres qui avaient le plus baissé au Canada en 2018 et de faire la même chose aux États-Unis en choisissant parmi les titres du S&P TSX et du S&P 500. Bien que pendant cette période, la bourse américaine ait chuté de 2,62% et la bourse canadienne de 1,5%, cette stratégie a rapporté 8,44% au Canada et 2,81% aux États-Unis. Cette stratégie a été faite par les fonds Phoenix et a permis de diminuer les pertes de décembre…

Stratégie du rallye du père Noel au Canada en 2018:

Source: VectorVest

 

Stratégie du père Noel aux États-Unis en 2018:

Source: VectorVest

 

Revue de la semaine terminée le 4 janvier 2019

Nous terminions l’année lundi de façon positive alors que les investisseurs tablaient sur l’espoir d’avancées dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine.  Et on poursuivait positivement lors de la première journée boursière mercredi, les chasseurs d’aubaines étant à l’œuvre et faisaient monter les marchés.  Puis jeudi, le ciel nous tombait sur la tête.  Les données des performances manufacturières décevantes et surtout un avertissement de Apple à l’effet que ses résultats seraient en deçà des attentes suites à des défis en Chine, faisaient croire aux investisseurs qu’il pourrait y avoir récession plus rapidement que prévu.  Puis c’était tout le contraire vendredi alors qu’un rapport sur l’emploi plus que positif, couplé avec des commentaires très accommodants de la Réserve fédérale américaine faisaient monter les marchés en flèche.

 

Ce que nous réserve la semaine du 7 au 11 janvier 2019

 

Nouvelles Économiques

Mardi : Données sur la balance commerciale américaine

Mercredi :  Mise à jour de la politique monétaire de la banque du Canada, incluant l’évolution des taux d’intérêt et émission des minutes de la dernière rencontre de la Réserve fédérale américaine

Jeudi : Données sur les ventes en gros aux États-Unis

Vendredi : Indice des prix à la consommation américains

 

Compagnies publiant leurs résultats :

Mercredi : MTY Foods

Jeudi: Groupe Cogeco, Delta Airlines

 

Sur notre radar cette semaine

Cette semaine nous préférons encore ne pas investir, l’encaisse est roi.