Revue boursière de la semaine terminée le 21 septembre 2018

La bourse canadienne est au neutre en 2018

La bourse canadienne telle que mesurée par l’indice S&P TSX a commencé l’année à 16 209 points. Cet indice affichait 16 224 points vendredi dernier. La progression est donc de 15 points sur l’année ou 0.09%. On ne pouvait guerre compter sur les obligations canadiennes pour améliorer notre rendement au cours des 9 derniers mois. En effet, l’indice obligataire canadien est en hausse de moins de 1%…

La diversification à l’échelle internationale a permis d’augmenter les rendements à condition de privilégier l’investissement aux États-Unis. L’indice Dow Jones affichait un nouveau record vendredi avec une progression de plus de 8% pour l’année. L’indice japonais, le Nikkei, a aussi bien fait avec une hausse de 4.85%, mais diversifier en Allemagne, en Chine ou en Angleterre nous aurait fait perdre 4%, 15% et 3% respectivement.

Un des placements vedettes en 2018 a été les compagnies canadiennes de cannabis. Le titre de Canopy Growth a commencé l’année à 29.74$ et se transige à plus de 62$, une hausse de 109%. Ce genre de compagnie ne fait pas de profit et les analystes ne prévoient pas de profit pour la prochaine année… Ce que les investisseurs voient dans les titres de marijuana est un potentiel de croissance incroyable quand la légalisation de leur produit se fera au Canada et éventuellement partout dans le monde. Dans les années 1920, c’était les compagnies d’automobile qui faisaient fureur sur la bourse américaine, il y avait des centaines de fabricants d’automobiles inscrits en bourse et ça montait beaucoup; la plupart de ces entreprises ont disparu dans les années 1930. En 1999, c’était les titres d’internet qui faisaient fureur, n’importe quel titre dont le nom finissait par .com faisait fortune en bourse et l’histoire s’est aussi mal terminée. Il est raisonnable de croire que l’histoire va mal se terminer pour les titres de cannabis étant donné que le seul avantage que ces compagnies possèdent est un permis de produire du gouvernement.

Le secteur des soins de santé est  en hausse de 36,04% cette année grâce aux titres de producteurs de marijuana, les secteurs des ressources ont ramené l’indice à zéro. Le tableau ci-dessous résume la performance de la bourse par secteur:

Le secteur des soins de santé a une proportion trop petite de l’indice boursier canadien pour modifier la tendance générale. Comme l’indique le tableau ci-dessous, la santé ne représente que 1,7% de l’indice S&P TSX alors que l’énergie est à 19,3% de l’indice et les matériaux sont à 10,2%. La performance négative du secteur des ressources fait plus qu’annuler la hausse du secteur de la santé. Le tableau ci-dessous montre la proportion de chacun des secteurs de l’indice:

Revue de la semaine terminée le 21 septembre 2018

Les tergiversations concernant l’imposition de tarifs douaniers continuaient et faisaient chuter la bourse américaine.  Au Canada, l’augmentation des prix de l’or et du pétrole faisait monter la bourse.  Mardi, l’annonce que Apple serait exempté de l’imposition de tarifs douaniers faisait monter les marchés.  Puis mercredi, on voyait une hausse des taux d’intérêt sur les marchés.  Les banques américaines en profitaient et le Dow Jones montait.  Cependant, le secteur des titres technologiques chutait lourdement, entraînant le NASDAQ à la baisse.  Au Canada, la chute des titres reliés au cannabis faisait chuter les marchés.  Jeudi, la réponse de la Chine aux États-Unis concernant l’imposition des fameux tarifs douaniers était moins forte que prévu et les marchés en profitaient.  Puis vendredi on avait droit à une journée négative sur tous les indices boursiers, à l’exception du Dow Jones qui montait un peu.

Ce que nous réserve la semaine du 24 au 28 septembre 2018

 

Nouvelles économiques

Lundi : Ventes de gros au Canada

Mardi : Indice de confiance des consommateurs américains

Mercredi : Mise à jour de la politique monétaire américaine, incluant l’orientation des taux d’intérêt

Jeudi :  Données sur le produit intérieur brut aux États-Unis.

Vendredi : Données le produit intérieur brut au Canada

Compagnies publiant leurs résultats :

Mardi : Nike

Mercredi : CarMax

Jeudi :  Nemaska Lithium, McCormick & Co Inc.

Vendredi : BlackBerry

 Sur notre radar cette semaine

Cette semaine nous vous présentons SVB Financial Group (SIVB).  SIVB est une banque basée en Californie qui, pour une grande partie de ses activités, finance les jeunes compagnies du secteur des technos ainsi que les producteurs de vins de Napa Valley.  Elle le fait via des placements privés, des prêts conventionnels ainsi que des prises de position stratégique (venture capital) dans ces corporations.  C’est la banque la plus importante de Silicon Valley avec 25.9% de parts du marché (juin 2016, selon Wikipédia).  Les volumes actifs, des prêts et des investissements stratégiques sont en forte hausse par rapport à l’an passé, et on prévoit d’autres hausses de taux d’intérêt, ce qui est très favorable à la profitabilité des banques.  En effet, les banques ne donnent presque rien sur vos dépôts et prêtent l’argent reçu à des individus.  Si les taux d’intérêt augmentent, leurs ventes augmentent, car elles prêtent à un plus haut taux, mais leurs coûts restent toujours à zéro, car elles ne vous donnent pas plus pour vos dépôts présentement.  SIVB prévoit augmenter ses profits de l’ordre de 29% l’an prochain, ce qui est impressionnant pour une banque.  Le titre se transige aux alentours de 325$ US et Sharif Abbou de Valueline lui donne une cible moyenne de  440$ US d’ici un an. N’hésitez pas à me contacter afin de valider si ce titre pouvait vous convenir.

 

Revue boursière de la semaine terminée le 14 septembre 2018

Crise de 2008 ou l’analogie du Monopoly…

Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers déclarait faillite aux États-Unis. Cela fait a fait 10 ans en fin de semaine et cet événement a été montré comme étant l’épicentre de la pire crise financière depuis les années 1930. Le journal La Presse a fait un bon retour historique dans son édition de samedi. Une telle crise pourrait-elle survenir à nouveau?

Je ne prétends pas être économiste ou être de ceux qui prédisent l’avenir, mais je vous propose l’analogie suivante pour anticiper la suite des choses: une crise financière ressemble à la fin d’une partie de Monopoly.

Au début d’une partie de Monopoly, tous les joueurs ont le même montant d’argent et les mêmes possibilités de s’enrichir, le hasard et quelques transactions feront en sorte que certains joueurs vont accumuler beaucoup de richesse alors que d’autres vont s’appauvrir. Plus on avance dans le jeu plus l’écart de richesse devient évident. À la fin de la partie, on commence à voir un joueur faire faillite, puis un autre, jusqu’à ce que l’on détermine le grand gagnant.

Lehman Brothers a été le premier grand joueur à faire faillite en 2008. Tous les joueurs restants étaient paniqués à l’idée de brasser les dés. La partie s’est interrompue. On se demandait comment la partie pourrait continuer, qui sera le prochain joueur à faire faillite. Les gouvernements mondiaux et La Réserve fédérale américaine sont arrivés avec une idée: si on donnait de l’argent à tous les joueurs, la partie pourrait se poursuivre… Tous les joueurs ayant plus d’argent, ceux qui détenaient le plus d’actifs en 2009 se sont enrichis fortement au cours des 10 dernières années et l’écart entre les riches et les pauvres s’est accentué fortement. La  partie peut encore se poursuivre, car il reste de l’argent à tout le monde, mais beaucoup de joueurs sont très endettés. Ce qui inquiète maintenant c’est qui si on arrête de donner l’argent de la banque?

L’analogie de Monopoly peut être boiteuse puisqu’elle ne tient pas compte d’un facteur: la croissance économique qui pourrait générer de la richesse pour tous.

Revue de la semaine terminée le 14 septembre, 2018

Encore une fois, l’imposition potentielle des tarifs douaniers américains faisait chuter les marchés lors de la première journée boursière.  Mardi, les actions des secteurs de l’énergie et des technos étaient en hausse.  Puis mercredi, le secteur de l’énergie continuait à monter alors que les technos rebaissaient.  Ceci faisait en sorte que la bourse américaine faisait du sur-place.  Au Canada, les titres du secteur financier étaient en baisse, entraînant la bourse au total dans son sillage.  Jeudi, un rebond du secteur des technos faisait monter la bourse américaine, alors qu’une chute du secteur des soins de santé faisait baisser les marchés canadiens.  Finalement vendredi, l’imposition de tarifs douaniers revenait dans l’actualité pour faire baisser les marchés.

Perspectives techniques et quantitatives des marchés:

Ce que nous réserve la semaine du 17 au 21 septembre 2018

Mardi : Ventes du secteur manufacturier au Canada

Mercredi : Mises en chantiers américaines

Jeudi :  Données sur les ventes de maison existantes aux États-Unis.

Vendredi : Données sur l’inflation et les ventes détail au Canada

Peu de compagnies publient leurs résultats cette semaine.  Parmi celles-ci ont notent Fedex lundi et General Mills mardi.

Sur notre radar cette semaine

Cette semaine nous vous présentons Molina Healthcare (MOH).  MOH a été fondé il y a près de 40 ans par le docteur Molina qui voyait que beaucoup de patients défavorisés et étrangers (aux États-Unis) visitaient les urgences, car ils n’étaient pas pris en charge par le système de santé américain.  En se reportant 35 ans plus tard, avec l’adoption du affordable care act américain, qui donne un plus grand accès aux soins de santé, MOH était bien positionné pour en bénéficier, et la compagnie l’est encore, avec une croissance prévue des profits de 25%.  Une des raisons expliquant ce fait est que la compagnie a entrepris un vaste programme de révisions de ses dépenses, afin d’éliminer celles qui sont jugées superflues.  Ce programme est un succès.   Ainsi le titre se négocie aux alentours de 150$ US et Eric Manning de Valueline lui donne une cible moyenne de 163$ US d’ici une année avec un potentiel d’atteindre 195$ si ses prévisions optimistes se matérialisent.

N’hésitez pas à me contacter afin de valider si ce titre pourrait vous convenir.

Revue boursière de la semaine terminée le 7 septembre

La bourse canadienne perd tous ses gains de 2018…

 

La bourse canadienne telle que comptabilisée  par le S&P TSX a commencé l’année 2018 à 16 209 points. Elle a atteint un premier sommet le 4 janvier à 16 421 points, avant de descendre à 14 785 points le 9 février dernier, une correction de 8,78%, avant de remonter à un nouveau sommet de 16 586 points le 13 juillet. Depuis son sommet du 13 juillet, la bourse canadienne est en baisse de près de 3% effaçant ainsi tous les gains de 2018. Depuis le 1er janvier, la bourse a perdu 0,73% de sa valeur.

Le graphique ci-dessous nous montre l’évolution du marché canadien depuis quelques mois:

Les deux secteurs qui ont connu une bonne performance en 2018 sont ceux de la technologie et des soins de santé. Le secteur de la santé ou en anglais le Toronto Health Care (THC) a la même abréviation que le tétra hydro canabinol (THC) l’ingrédient actif de la marijuana. Outre les titres de techno, ce sont les titres de marijuana qui ont soutenu la bourse canadienne cette année. La légalisation de la marijuana à partir du mois prochain explique l’engouement pour les titres de ce secteur.

La vigueur de l’économie et les perspectives de hausses de profits des entreprises ont justifié l’optimisme des investisseurs cette année.  Le rapport sur l’emploi pour le Canada publié vendredi montrait une baisse de 51 600 emplois au pays, un premier signe de ralentissement de l’économie en 2018. Les perspectives de profits sont toujours en hausse.

Une mauvaise nouvelle économique n’est pas suffisante pour faire basculer un  marché haussier, reste à voir si c’est une donnée isolée ou le début d’une nouvelle tendance…

Revue de la semaine terminée le 7 septembre 2018

Pour une très rare fois, les marchés américains et canadiens n’évoluaient pas de façon synchronisée. Alors voici un sommaire de la semaine sur les marchés américains, suivi d’un sommaire sur les marchés canadiens.

Aux États-Unis, le retour de la fête du Travail se faisait dans un contexte de l’échec des négociations de l’ALENA.  De plus Facebook recevait des commentaires négatifs de la part d’une firme d’analystes.  Ce faisant, les marchés terminaient la journée dans le rouge.  Au cours des journées de mercredi et jeudi, on assistait à des ventes dans le secteur des technos et des achats dans les secteurs plus sécuritaires.  De sorte que le NASDAQ perdait et le Dow Jones gagnait un peu de terrain.  Vendredi, la bourse tombait sur l’annonce d’imposition de tarifs douaniers à la Chine de la part des Américains.

Au Canada, la bourse perdait du terrain au cours de chacune des quatre journées boursières.  Les trois premiers jours de perte s’expliquaient par l’échec des négociations sur l’ALENA et vendredi c’était l’annonce de l’imposition de tarif douanier à la Chine par les États-Unis qui expliquaient la perte.

Ce que nous réserve la semaine du 10 au 14 septembre 2018

 

 Mardi : Mises en chantier canadiennes, Ventes de gros aux États-Unis.

Jeudi :  Données sur l’inflation aux États-Unis.

Vendredi : Données sur les ventes au détail américaines.

Voici quelques compagnies qui publient leurs résultats cette semaine:


Mercredi: Southern Cooper Corporation

Jeudi: Dollarama, Oracle Corporation

Sur notre radar cette semaine

Nous préférons ne pas investir cette semaine.