Revue boursière de la semaine terminée le 26 mai 2017

Le calme après la tempête

Les marchés boursiers se sont montrés résilients cette semaine, effaçant même toutes les pertes subies la semaine dernière aux États-Unis. La crainte d’une destitution de Donald Trump le 17 mai dernier avait fait chuter le Dow Jones de plus de 316 points et de plus de 43 points dans le cas du S&P 500. Tous ces points ont été récupérés et le S&P 500 et le Nasdaq ont atteint de nouveaux records dans les derniers jours.

Au Canada, la situation est un peu moins rose et on est encore à 3% de moins que le sommet de l’année atteint le 21 février dernier pour le S&P TSX. Au Canada les secteurs des ressources naturelles et des finances tirent l’indice phare à la baisse.

Aux États-Unis les titres vedettes de la technologie contribuent grandement à la force de leur marché. Comme le démontre le tableau suivant, les vedettes de la techno sont en hausse de plus de 25% depuis les 5 derniers mois:

  Prix au 30-déc-2016 Prix au 26-mai-2017 Augmentation ($) Augmentation (%)
Facebook 115,05 152,13 37,08 $ 32,23%
Amazon 749,87 995,78 245,91 $ 32,79%
NetFlix 123,8 162,43 38,63 $ 31,20%
Alphabet (Google) 792,45 993,27 200,82 $ 25,34%
Nvidia Corp 106,74 141,84 35,10 $ 32,88%
Apple Inc. 115,82 153,61 37,79 $ 32,63%

Source Vector Vest

Le retour au pays du président américain ramènera peut-être un peu de politique dans les discussions sur l’évolution prochaine des marchés boursiers. En attendant, on se demande qui de Amazon ou de Alphabet atteindra le prix de 1000$ par actions en premier.

Revue de la semaine terminée le 26 mai, 2017

 

Lundi, la bourse canadienne était fermée, mais la bourse américaine gagnait 90 points, supportée par l’annonce d’une transaction avec l’Arabie Saoudite.  Mardi, les investisseurs étaient soulagés du fait que les plans de Donald Trump étaient toujours en force lors de l’émission du budget américain.  Mercredi, la bourse américaine était en attente de l’émission des minutes de la rencontre de la Réserve fédérale américaine et ne bougeait pas jusqu’au milieu de l’après-midi.  La FED émettait ses minutes et n’y voyant pas de mauvaises surprises, les marchés terminaient la journée en hausse.  Au Canada, des résultats décevants de la Banque de Montréal faisaient chuter tout le secteur financier, entrainant la bourse canadienne dans le rouge.  Jeudi, de bons résultats des détaillants Best Buy et Tommy Hilfiger faisaient monter les marchés.  Vendredi était une journée plutôt calme peu de transactions et les bourses terminaient la journée au neutre.

 

 

  Valeur au 26 mai Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 416 -42 -0.27%
Dow Jones 21 080 +185 +0.89%
Pétrole ($US/baril) 49.80 -0.55 -1.09%
Or 1 266.76 +11.21 +2.21%
Can$/US$ 74.37 +0.54 +0.73%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En baisse
  Croissance des profits En baisse
     
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
  Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 29 mai au 2 juin, 2017

 

L’indice de confiance des consommateurs américains sera publié mardi.  Mercredi, le produit intérieur brut canadien pour le premier trimestre sera émis.  Puis jeudi, nos rapports usuels de début de mois soit le rapport ISM (Institute of Supply Management) et PMI (Purchasing Managers Index) pour les secteurs manufacturiers américains et canadiens.  Ces deux rapports sont des indicateurs du niveau d’activité manufacturière aux États-Unis.

 

 

Voici quelques compagnies qui publient leurs résultats :

 

Mardi : La Banque de Nouvelle-Écosse, La Banque Laurentienne

Mercredi : CAE inc., la Banque Nationale, Michael Kors

Jeudi : Dollar General, VMWare

 

Sur notre radar cette semaine

 

Cette semaine nous discutons de Apple.  Nous croyons que la compagnie n’a pas besoin de présentation, beaucoup de gens ont des produits Apple à la maison.  La bonne performance des ventes de Iphones reste toujours un grand catalyseur pour les actions de Apple.  La venue prévue cet automne du iPhone 8 pourrait donner de l’élan aux actions de la compagnie.  Un point technique intéressant, selon Tim Long de BMO Marché des Capitaux, les actions de Apple se transigent actuellement à un multiple qui serait 10% inférieur à celui des actions du S&P 500 (l’indice des plus grandes compagnies américaines).  En termes (presque) clairs, ceci veut dire que l’action de Apple, pour un niveau de profit comparable, coûte actuellement moins cher que la moyenne des actions comprises dans le S&P500.  Historiquement, les actions de Apple se sont toujours vendues à un prix semblable à ses pairs du S&P500.  Ceci pourrait donc nous indiquer que l’action de Apple retrouvera sa moyenne historique, ce qui ferait augmenter la valeur de l’action.  Ceci jumelé à l’émission prochaine du iPhone 8 et à l’augmentation des revenus de Apple dans le secteur des services de l’ordre de 10% nous porte à croire que la compagnie a encore du potentiel pour avoir du succès en bourse.

L’action de transige à 153$ et Tim Long de BMO Marchés des Capitaux lui donne une cible de 170$ d’ici un an.  De plus, Apple verse un dividende de l’ordre de 1.6%.  N’hésitez pas à nous contacter afin de vérifier si cet investissement peut vous convenir.

Revue boursière de la semaine terminée le 19 mai 2017

Les Américains sont optimistes!


La conférence Moneyshow avait lieu la semaine dernière aux États-Unis. Les conférenciers présents étaient débordants d’optimisme pour les mois et années à venir. Le présent marché haussier pourrait durer bien plus longtemps que l’on pense.

Pas de récession à l’horizon

Tant qu’il n’y aura pas de récession, nous serons en Bull Market selon James Stack. L’indicateur économique avancé du Conférence Board était en hausse pour avril tel qu’annoncé la semaine dernière comme il l’était pendant les 2 mois précédents. Si cet indicateur baisse pendant 3 mois de suite, ce sera alors le temps de se protéger selon M. Stack.

La confiance des présidents directeurs généraux des entreprises américaines est à son niveau le plus haut depuis 2004.

Le niveau de confiance des consommateurs est aussi très élevé

Les premières demandes d’assurance emploi sont à au niveau le plus bas en 45 ans.

Les profits en hausse partout sur la planète

La croissance des profits au dernier trimestre a été l’une des meilleures des 5 dernières années aux États-Unis. La reprise de ce trimestre s’est vue aussi en Europe et dans les pays émergents. Cette croissance globale des profits devrait se poursuivre pendant les prochains trimestres selon plusieurs présentateurs à la conférence.

Hausses de taux d’intérêt seront limitées

Les taux d’intérêt sur les obligations américaines 10 ans pourraient monter de près de 1% au cours des 12 prochains mois pour atteindre 3,25%.  Selon Craig Johnson de la firme Piper Jaffray & co. les taux des obligations devraient monter à plus de 5% pour réellement faire dérailler le train du bull market.

Marché fondamentalement haussier pour longtemps…

Un des conférenciers, Jeffrey Saut, de la firme Raymond James & Associates a parlé du concept de secular bull market. Selon cette vision, les marchés auraient tendance à monter pendant des périodes de 16 à 18 ans pour ensuite prendre une pause de côté pendant la période de durée équivalente. Selon cette vision nous ne serions qu’au tout début d’un nouveau marché fondamentalement haussier, tel que le démontre le graphique suivant:

Revue de la semaine terminée le 19 mai, 2017

 

Les marchés débutaient la semaine à la hausse, supportés par la hausse du prix du pétrole.  Mardi, de bonnes données dans le secteur manufacturier faisaient monter la bourse, cependant, la chute du prix du pétrole avait l’effet contraire, de sorte que le marché américain terminait la journée au neutre et la bourse canadienne, plus concentrée dans le secteur pétrolier, terminait la journée dans le rouge.  Mercredi, les rumeurs que Trump aurait interféré dans une enquête fédérale faisaient chuter les marchés.  Jeudi, de bonnes données économiques faisaient monter les bourses, cependant cette hausse était annulée au Canada par la baisse du secteur des matériaux.   Vendredi, l’optimisme revenait, les secteurs de l’énergie et industriels menant la charge.

 

  Valeur au 19 mai Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 458 -80 -0.51%
Dow Jones 20 895 -2 -0.01%
Pétrole ($US/baril) 50.35 +2.51 +5.25%
Or 1 255.55 +27.12 +2.21%
Can$/US$ 73.83 +0.89 +1.22%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En baisse
  Croissance des profits En baisse
     
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
  Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 23 au 26 mai, 2017

 

Les ventes de maisons neuves américaines sont publiées en ce mardi.  Demain, la Banque du Canada mettra à jour sa politique monétaire, incluant la mise à jour des taux d’intérêt.  Toujours mercredi, les minutes de la dernière rencontre de la Réserve fédérale américaine seront publiées.  Finalement, vendredi on en saura plus sur le produit intérieur brut américain.

 

Voici quelques compagnies qui publient leurs résultats :

 

Mercredi : Banque de Montréal, le quincailler américain Lowes

Jeudi : Les banques CIBC, Royales et TD

 

Sur notre radar cette semaine

 

Retour sur United Health inc. (UNH).

UNH est une compagnie qui fait partie de l’indice Dow Jones et du S&P 500.  Elle se spécialise dans la gestion des soins de santé incluant la gestion des bénéfices sociaux des corporations et, plus globalement la gestion de tout le processus des soins de santé, soit la prise en charge des malades, les relations avec les pharmacies, les systèmes de gestion des soins de santé.  Avec les ventes de plus de 190 milliards de dollars US, UNH est le leader dans son domaine et une des plus importantes compagnies de par le monde. Depuis notre recommandation en décembre, le titre s’est apprécié de près de 10% et nous croyons toujours au potentiel de cette corporation. UNH prévoit une augmentation de ses profits de l’ordre de 18% l’an prochain, ce qui nous indique  que la croissance se poursuit, car en décembre nous prévoyions une croissance de 17% des profits.  La croissance est autant organique que par acquisitions.  Les revenus de UNH proviennent de plus en plus des services administratifs et du support informatique aux cliniques et pharmacies, ce qui rend la compagnie peu vulnérable aux aléas politiques que peuvent causer le retrait ou non de Obamacare. Une population vieillissante est aussi un gage de succès pour la corporation. L’action se transige à 174$ et Scott Fidel de Crédit Suisse lui donne une cible de 188$ d’ici un an.  De plus, UNH verse un dividende de l’ordre de 1.4%.  N’hésitez pas à nous contacter afin de vérifier si cet investissement peut vous convenir.

Revue boursière de la semaine terminée le 12 mai 2017

Ça va bien et ça devrait continuer selon la CIBC

Selon la firme Factset, 91% des compagnies du S&P500 ont publié leurs résultats du 31 mars 2017 en date de vendredi. De ces entreprises, 75% ont présenté des profits au-delà des attentes des analystes et 64% ont dépassé le niveau des ventes attendu. Il y a trois mois, les analystes prévoyaient une hausse des profits de 7% en 2017, ils croient maintenant que les profits devraient croître de près de 10% pour les 12 prochains mois. Quand les attentes de profits sont en hausse, on doit s’attendre à ce que la bourse suive la direction des profits.

Avery Shenfeld, chef économiste à la CIBC était de passage à Montréal la semaine dernière pour présenter ses perspectives pour les prochains mois aux clients corporatifs de la firme. Voici les grandes prédictions énoncées lors de sa conférence:

1) Les taux d’intérêt des fonds fédéraux américains devraient monter de 1% au cours des 12 prochains mois, davantage si les mesures de stimulations fiscales annoncées par Trump sont mises de l’avant.

2) L’économie canadienne devrait accélérer sa croissance, la baisse du prix du pétrole étant derrière nous.

3) La banque de Canada montera ses taux de 50 points de base au début de 2018.

4) Les taux d’intérêt ne dépasseront pas les 2,5% pendant le présent cycle économique. Les placements alternatifs aux obligations continueront de bien faire (immobilier et bourse)

5) Le dollar canadien se maintiendra entre 73 cents et 77 cents au cours des 2 prochaines années

6) La hausse prévisible des bourses nord-américaines est limitée, il serait préférable de considérer les placements à l’international.

7) Les prix du pétrole et gaz sont à un plateau, l’offre est en mesure de couvrir une croissance modérée de la demande.

Revue de la semaine terminée le 12 mai, 2017

 

On aurait pu penser que les investisseurs auraient célébré la victoire de Macron aux élections présidentielles françaises, mais celle-ci eut peu d’impact, les marchés ayant déjà anticipé le résultat.  Mardi on assistait à des prises de profits et la bourse chutait un peu.  Mercredi, les marchés américains digéraient le congédiement du chef du FBI, ce qui faisait tomber la bourse américaine.  Au Canada, l’augmentation du prix du pétrole faisait monter les marchés.  Jeudi et vendredi étaient dominés par des résultats décevants de deux grands détaillants américains.  Jeudi c’était Macy’s dont les ventes étaient en deçà des attentes et vendredi c’était au tour de JC Penney’s de décevoir les marchés.  Ceci combiné avec une prise de conscience que le marché immobilier canadien est loin d’être une aubaine, ce qui amplifiait la baisse du marché canadien.

 

Valeur au 12 mai Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 538 -44 -0.28%
Dow Jones 20 897 -109 -0.52%
Pétrole ($US/baril) 47.84 +1.62 +3.50%
Or 1 228.43 +0.42 +0.03%
Can$/US$ 72.94 -0.32 -0.44%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En baisse
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 15 au 19 mai, 2017

 

Ce sera calme du côté des nouvelles économiques.  Mardi les données sur les mises en chantier américaines seront publiées.  Mercredi, on en saura plus sur les ventes du secteur manufacturier canadien et vendredi, les données sur l’inflation canadiennes seront émises.

 

Voici quelques compagnies qui publient leurs résultats :

 

Mardi : Home Depot, Staples

Mercredi : Cisco et Velan

Jeudi : Alibaba

 

 

Sur notre radar cette semaine

 

L’action de Home Depot est sur notre radar cette semaine.  Home Depot (HD) est le plus grand quincailler et détaillant en rénovation au monde, avec plus de 2,200 magasins en Amérique du Nord.  Avec un marché immobilier américain en santé et des consommateurs américains qui ont raisonnablement remboursé leurs dettes depuis la crise financière de 2008, le marché de la rénovation devrait profiter de cet état de fait.  Home Depot est passé maître dans la gestion de leurs inventaires et dans le contrôle de leurs dépenses.  Au dernier trimestre, ses ventes étaient en croissance de 6%, par rapport au trimestre précédent et la compagnie publie ses résultats cette semaine.  Si la tendance se maintient, on pourrait avoir de bons résultats et l’action, qui a bien réagi depuis quelques mois, pourrait poursuivre sa hausse. L’action se transige à 157$ et Seth Sigman de Crédit Suisse lui donne une cible de 163$ d’ici un an.  Cette cible sera révisée lors de la publication des résultats de mardi. De plus, HD verse un dividende de l’ordre de 2.3%.  N’hésitez pas à nous contacter afin de vérifier si cet investissement peut vous convenir.

Revue boursière de la semaine terminée le 5 mai 2017

« Sell in may and go away »

Les spéculateurs ont tous déjà entendu ce vieil adage qui avise les investisseurs de vendre leurs placements au mois de mai pour éviter une baisse saisonnière qui pourrait survenir pendant l’été. Selon cette approche, il serait avisé de vendre ses placements en mai pour revenir en bourse au mois de novembre.

Selon le site Investopedia, depuis 1950, l’indice Dow Jones a un rendement moyen de seulement 0,3% pendant la période de mai à octobre alors que le rendement est de 7,5% pour la période de novembre à avril. Les raisons de l’écart de rendement entre ces deux semestres sont inconnues, on blâme les faibles volumes de transaction pendant les mois d’été et l’afflux de capitaux pendant les mois d’hiver entre autres…

Parmi les inconvénients majeurs de tout vendre en mai est bien sûr les impôts à payer sur les gains quand on vend tout sans compter les coûts en commissions pour faire de telles transactions.

Certains investisseurs préfèrent revoir leurs portefeuilles en mai. Certains secteurs comme ceux de la santé et de la consommation de base ont tendance à mieux performer pendant les mois d’été, un repositionnement du portefeuille peut être opportun.

 

 

Revue de la semaine terminée le 5 mai, 2017

 

Des résultats corporatifs en dent de scie faisaient baisser la bourse lundi, mais cette baisse était marginale.  Mardi, les marchés rebondissaient un peu, mais étaient surtout en attente du résultat de la rencontre de la Réserve fédérale américaine (FED) quant à l’orientation des taux d’intérêt.  Mercredi, la FED ne surprenait personne en laissant les taux d’intérêt inchangés.  La bourse américaine ne bougeait à peu près pas, mais la bourse canadienne tombait, entrainée par la chute des prix des ressources naturelles.  Jeudi, le prix du pétrole chutait lourdement, entrainant la bourse canadienne dans son sillage, alors qu’aux États-Unis, cette baisse était contrebalancée par l’adoption du plan de remplacement de Obamacare et par de bons résultats des compagnies.  Vendredi, les prix du pétrole et des ressources naturelles se raffermissaient et la bourse canadienne reprenait le terrain perdu jeudi.  Aux États-Unis la bourse montait également, supportée par un bon rapport sur l’emploi.

 

  Valeur au 5 mai Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 582 -4 -0.03%
Dow Jones 21 006 +653 +0.31%
Pétrole ($US/baril) 46.22 -3.11 -6.30%
Or 1 228.01 -40.27 -3.18%
Can$/US$ 73.26 +0.02 +0.03%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En hausse
  Croissance des profits En baisse
     
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
  Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 8 au 12 mai, 2017

 

Ce sera calme du côté des nouvelles économiques.  Lundi, les statistiques sur les mises en chantier canadiennes seront publiées.  Mardi, le rapport sur les emplois disponibles aux États-Unis ainsi que la balance commerciale américaine seront émis.  Et finalement, vendredi on en saura plus sur les ventes au détail ainsi que sur l’indice des prix à la consommation aux États-Unis.

 

Voici quelques compagnies qui publient leurs résultats :

 

Lundi : Eisign energy

Mardi : Allergan, Groupe TMX (bourse de Montréal)

Mercredi : Linamar, Fiera Capital

Jeudi : Emera, Enbridge

 

 

Sur notre radar cette semaine

 

La Corée du Nord se montre belliqueuse et ceci semble entrainer une légère escalade de la tension entre ce pays des plus surprenants par ses agissements et les États-Unis.  Une façon de profiter de cette tension montante serait d’investir dans les compagnies spécialisées dans l’armement.  Nous sommes bien conscients que ce n’est pas un investissement qui plaira à tous, mais qu’on le veuille ou non, les actions des fournisseurs d’équipements de la défense pourraient monter si l’intensification de la tension se poursuit.  Le géant américain General Dynamics (GD) semble l’investissement indiqué dans ces circonstances.  GD est présent dans toutes les sphères des équipements de la défense, des avions, sous-marins, marine, véhicules terrestres, munitions, télécommunication, etc..  Le carnet de commandes de GD est bien rempli, les commandes des autres pays que les États-Unis sont en croissances, et l’accroissement possible des dépenses en défense de l’administration Trump sont autant de facteurs positifs pour GD.  L’action se transige à 195$, Robert Springarn lui donne une cible de 218$ d’ici un an.  De plus, GD verse un dividende de l’ordre de 1.7%.  N’hésitez pas à nous contacter afin de vérifier si cet investissement peut vous convenir.

Revue boursière de la semaine terminée le 28 avril 2017

Le marché boursier est-il surévalué?

Le Nasdaq a franchi la barre des 6000 points pour la première fois de son histoire la semaine dernière. La bourse américaine se transigeait à 18,1 fois les profits prévus pour la prochaine année selon les données compilées par S&P Capital IQ. Le même ratio était à 16,4 fois les profits juste avant l’élection américaine. Deux éminents professeurs de finance ont des vues totalement opposées sur le niveau actuel des indices boursiers.

Selon Robert Shiller de l’université Yale, il ne fait aucun doute que la bourse est surévaluée, mais qu’elle pourrait encore monter. Selon Jeremy Siegel de la Wharton School de l’université de Pennsylvanie, le modèle de Shiller ne tient pas compte du monde dans lequel nous vivons et la bourse est encore une aubaine…

Robert Shiller base son analyse sur un ratio financier qu’il a mis au point: le ratio cours-bénéfice ajusté pour les cycles économiques. Comme les bénéfices des entreprises peuvent fluctuer beaucoup pendant un cycle économique, Shiller a établi que pour juger de la valeur des entreprises, il est préférable d’utiliser la moyenne des bénéfices des 10 dernières années (ajustés pour l’inflation) pour calculer le ratio cours-bénéfices. La moyenne historique du ratio est de 16.75 fois les profits. Quand on est au-dessus de la moyenne, on peut croire à une surévaluation et le contraire quand on est sous la moyenne. À la fermeture des marchés vendredi, ce ratio était à 29.19 fois les profits une situation qui ne s’était pas vue dans les 13 dernières années. Dans l’histoire, il n’y a que pendant la bulle des technos (1998-2002) et en 1929 que de tels chiffres ont été vus.

Source: CNBC

Jeremy Siegel ne se laisse pas impressionner par cette analyse et prétend que le ratio donne une fausse impression de la réalité.

Premièrement, ce ratio tient compte des profits désastreux de la crise financière de 2008-2009, pendant près de 3 trimestres les profits étaient essentiellement à 0$…
Cela fait baisser fortement la moyenne des profits et une crise comme celle de 2008 ne survient qu’une fois par 75 ans et ne se répétera pas de notre vivant… Le ratio devrait donc selon M. Siegel exclure de son calcul quelque chose qui n’est pas susceptible de revenir dans une décennie.

Deuxièmement, le ratio est basé sur les principes comptables généralement reconnus qui sont trop conservateurs et qui le deviennent davantage avec le temps. Cela a pour effet de réduire les profits actuels.

Enfin, le ratio cours-bénéfices ajusté aux cycles économiques ne tient pas compte du niveau d’évaluation des autres actifs financiers, notamment des taux d’intérêt. Nous vivons dans un environnement de faibles taux d’intérêt et cela justifie de payer des multiples plus élevés tant pour l’immobilier que pour la bourse. Tant que les taux d’intérêt resteront bas, les investisseurs seront prêts à payer plus pour l’achat d’actions que ce qu’ils payaient dans le passé.

Robert Shiller ne recommande pas à personne de tout retirer son argent du marché boursier, mais suggère plutôt aux investisseurs de remettre en question et de revoir la diversification de leur portefeuille.

Revue de la semaine terminée le 28 avril, 2017

 

Lundi, les investisseurs poussaient un soupir de soulagement suite aux résultats des élections françaises et les marchés montaient. La fête se poursuivait mardi alors que de bons résultats de Macdonald, Catterpillar et autres, faisaient monter la bourse significativement.  Le plan de réduction des impôts de Donald Trump désappointait mercredi, le manque de détails et de moyens était la raison de cette déception.  Ceci faisait en sorte que les marchés terminaient la journée en faible baisse.  De plus, Trump renouvelait son intention de  renégocier l’ALENA, ce qui amplifiait la chute au Canada.  Jeudi les marchés américains terminaient la journée au neutre alors que de bons résultats corporatifs faisaient contrepoids à la  baisse du prix du pétrole.  Au Canada, c’est la baisse du prix du pétrole qui entrainait les marchés à la baisse.  Vendredi, nous avions encore droit à de bons résultats corporatifs, et ceci faisait contrepoids à l’émission des chiffres décevants du produit intérieur brut américain.  Au Canada, la hausse des prix des matières premières faisait monter la bourse.

 

  Valeur au 28 avril Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 586 -28 -0.18%
Dow Jones 20 941 +293 +1.42%
Pétrole ($US/baril) 49.33 -0.29 -0.58%
Or 1 268.28 -16.16 -1.26%
Can$/US$ 73.24 -0.84 -1.13%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En hausse
  Croissance des profits En baisse
     
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
  Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

Ce que nous réserve la semaine du 1er au 5 mai, 2017

 

On débute la semaine avec nos rapports usuels de début de mois soit le rapport ISM (Institute of Supply Management) et PMI (Purchasing Managers Index) pour les secteurs manufacturiers américains et canadiens.  Ces deux rapports sont des indicateurs du niveau d’activité manufacturière aux États-Unis.   Mercredi, la Réserve fédérale américaine fait une mise à jour de sa politique économique.  Jeudi, les rapports sur les balances commerciales américaines et canadiennes sont publiés.  Vendredi, les rapports sur l’emploi, tant au Canada et aux États-Unis sont émis.

 

Voici quelques compagnies qui publient leurs résultats :

 

Lundi : Agrium, Tembec

Mardi : Apple, Fortis, MasterCard, Merck & Co.

Mercredi : Groupe CGI, Facebook, Gildan, Intact Assurance, Tesla

Jeudi : GreatWest Lifeco, Kellogs

Vendredi : Enerplus, Transalta

 

Sur notre radar cette semaine

 

Cette semaine c’est le titre d’Adobe qui retient notre attention.  Nous connaissons les logiciels d’Adobe qui créent les fameux fichiers PDF qui servent au transfert de documents, et c’est sur cette base qu’Adobe se spécialise dans la gestion de documents sur le nuage informatique (le ‘’Cloud’’).  Au fait, Adobe se spécialise justement dans la gestion de documents dans le nuage (photo, animation, documents traditionnels, etc.) pour le secteur des affaires.  Le ‘’Cloud Computing’’ est définitivement en croissance et Adobe est très bien placé pour en profiter.  Avec une croissance prévue des ventes de 22% et une croissance prévue des profits de 26%, Adobe est une compagnie qui devrait récompenser ses investisseurs dans le futur.  Le titre se transige présentement à approximativement 133$ et la moyenne des analystes sondés par Thompson Reuters lui donne une cible de 143$ sur un an. N’hésitez pas à nous contacter afin de valider si cet investissement peut vous convenir et le niveau de risque impliqué.