Revue boursière de la semaine terminée le 24 mars 2017

Populisme, revivons-nous les années 1930?

 

Un gestionnaire de Hedge Fund, Ray Dalio, de la firme Bridgewater présentait un rapport la semaine dernière dressant un parallèle entre la situation politique et économique des années 1930 avec ce que nous vivons présentement. La montée du populisme a été notée avec l’arrivée de Trump aux États-Unis et est en émergence un peu partout dans le monde développé avec des partis comme UKIP au Royaume-Uni, AFD en Allemagne, Le Front National en France, Podemas en Espagne et le Mouvement 5 étoiles en Italie.

Source: Bridgewater

En résumé, selon Dalio, le populisme c’est:

– Le pouvoir de « l’homme ordinaire »
– Le pouvoir s’obtient en attaquant l’establishment, les élites et les puissants.
– Soutenu par les écarts de richesse, la xénophobie et l’inefficacité du gouvernement.
– L’émergence d’un leader fort qui se dit au service de « l’homme ordinaire » et qu’il rendra le système plus efficace.
– Du protectionnisme
– Du nationalisme
– Du militarisme
– Un environnement de grands conflits
– Des tentatives de contrôler et d’influencer les médias

Parmi les facteurs qui favoriseraient le populisme, notons:
– Une faible situation économique
– Une reprise inégale où l’élite semble prospérer
– Les querelles politiques qui ne mènent à rien.
– Des gens de la majorité se sentent menacés dans leurs valeurs et leur façon de vivre par les étrangers.

Le parallèle dressé entre les politiciens des années 1930 comme Hitler,Mussolini et Franco et ceux d’aujourd’hui est intéressant, mais ce qui a retenu mon attention est comment le rapport de Dalio compare la situation économique de l’époque avec celle d’aujourd’hui:

1) L’endettement atteint des niveaux inégalés provoquant un sommet dans l’économie et les marchés (1929 & 2007)
2) Les taux d’intérêt baissent à 0% vu la dépression (1932 & 2008)
3) L’impression d’argent est utilisée pour repartir l’économie (1933 & 2009)
4) La bourse et les placements risqués remontent(1933-1936 & 2009-2017)
5) L’économie s’améliore pendant la reprise cyclique (1933-1936 & 2009-2017)
6) La banque centrale hausse les taux d’intérêt causant la chute des marchés (1937)

La hausse des marchés entre 1933 et 1937 a été de 300%, elle n’a été que de 220% depuis mars 2009, il faut dire que la baisse des marchés boursiers qui avait précédé la reprise avait été plus marquée en 1929 qu’en 2008. Si l’histoire devait se répéter, on devrait s’attendre à une baisse marquée de la bourse dans un avenir rapproché. Entre mars 1937 et mars 1938, l’indice Dow Jones a reculé de 47%.

Revue de la semaine terminée le 24 mars, 2017

 

Le parlement américain tenait le haut du pavé cette semaine.  Au cours des deux premiers jours de la semaine, les investisseurs craignaient que le plan de réduction des impôts de Donald Trump ne reçoive pas assez d’appuis pour être accepté.  Les marchés, tant canadien qu’américains étaient en baisse.  Mercredi la chute du prix du pétrole était contrebalancée par la hausse du secteur des technologies et des services aux communautés.  On terminait la journée au neutre aux États-Unis, et on montait un peu au Canada.  Jeudi, les Américains retardaient leur vote sur le plan de remplacement de Obamacare et les marchés restaient en attente, bien qu’au Canada, le secteur financier faisait monter les marchés.  C’était un peu la même chose vendredi, alors qu’on attendait le vote sur Obamacare. Plus volatile que la veille, la bourse américaine terminait en baisse, alors qu’au Canada, cette baisse était compensée par la nouvelle de l’approbation du projet de pipeline KeystoneXL.

 

Valeur au 24 mars Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 443 -47 -0.30%
Dow Jones 20 597 -318 -1.52%
Pétrole ($US/baril) 47.97 -0.81 -1.66%
Or 1 243.57 +14.31 +1.16%
Can$/US$ 74.75 -0.14 -0.19%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En baisse
Croissance des profits En baisse
Bourse américaine Perspectives à court terme En baisse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

Ce que nous réserve la semaine du 27 au 31 mars, 2017

 

Petite semaine du côté des nouvelles économiques.  L’indice de confiance des consommateurs canadiens est publié mardi.  Les données sur les produits intérieurs bruts américains et canadiens sont publiées jeudi et vendredi respectivement.

 

Parmi les compagnies qui publient leurs résultats cette semaine, on note la compagnie Exfo (secteur des technologies) qui publie ses résultats mercredi et Dollarama qui publie les siens jeudi.

 

Sur notre radar cette semaine

 

Le résultat du vote pour remplacer Obamacare n’ayant pas été favorable, nous préférons ne pas ajouter à nos positions cette semaine.

Revue boursière de la semaine terminée le 17 mars 2017

Hausse du prix du pétrole requise pour soutenir la bourse

Un marché boursier sain continuera à monter tant que les attentes de profits des entreprises seront à la hausse. Au Canada, le secteur de l’énergie aura une importance déterminante pour le marché dans son ensemble. La demande en pétrole a tendance à augmenter en été, période où les gens voyagent davantage en auto et les prix du pétrole ont tendance à se raffermir.  Le graphique ci-dessous montre que les prix du pétrole montent généralement de février à août pour se replier pendant la période qui suit.

Au cours des 2 dernières semaines, le prix du brut a rapidement chuté de 53$ le baril à près de 48$. Une des raisons pour expliquer cette baisse est que certains analystes commencent à douter de la capacité de l’OPEP à faire respecter ses quotas de production par les pays membres. La corrélation entre les fluctuations de la bourse et le prix du baril a été très forte au cours des dernières semaines.

Si l’OPEP réussit à convaincre les marchés de sa cohésion, la tendance saisonnière devrait reprendre, le prix du pétrole remonter et la bourse reprendre une claire direction à la hausse.

 

Revue de la semaine terminée le 17 mars, 2017

 

La grande nouvelle de la semaine était à venir mercredi avec l’annonce de l’orientation des taux d’intérêt de la part de la Réserve fédérale américaine (FED).  Ainsi, au cours des deux premières journées de la semaine les marchés étaient en attente.  Lundi, la journée se terminait sans grandes variations des cours boursiers et mardi, la baisse du pétrole faisait tomber la bourse canadienne.  Mercredi, la FED annonçait une hausse de 0,25% des taux d’intérêt et les marchés prenaient la nouvelle positivement et terminaient la journée en forte hausse.  Jeudi, l’annonce des données budgétaires américaines faisait chuter la bourse de nos voisins du sud, alors que le secteur des biens de consommation faisait monter la bourse canadienne.  Vendredi, le secteur financier tant au Canada qu’aux États-Unis était en baisse, entrainant les marchés dans son sillon.

 

Valeur au 17 mars Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 490 -17 -011%
Dow Jones 20 915 +12 +0.06%
Pétrole ($US/baril) 48.78 +0.40 +0.83%
Or 1 229.26 +24.62 +2.04%
Can$/US$ 74.89 +0.65 +0.88%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En baisse
Croissance des profits En baisse
Bourse américaine Perspectives à court terme En hausse
Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 20 au 24 mars, 2017

 

L’indice national de l’activité économique de la Réserve fédérale de Chicago (Chicago FED) sera publié lundi.  Mardi, les ventes au détail canadiennes seront émises.  Les données sur les demandes d’assurance emploi américaines seront publiées jeudi et vendredi, les données sur l’inflation canadiennes et les commandes de biens durables américaines seront émises.

 

Parmi les compagnies qui publient leurs résultats cette semaine, on note General Mills et Power Financière mardi, Franco Nevada mercredi et Fiera capital jeudi.

 

 

Sur notre radar cette semaine

 

Nous préférons ne pas ajouter à nos positions cette semaine, nous attendons d’avoir une meilleure idée de l’orientation des marchés avant de décider d’investir davantage.

Revue boursière de la semaine terminée le 10 mars 2017

Ne pas nourrir les ours!

Le surnom anglais d’une période de baisse prolongée des marchés boursiers est le bear market (marché de l’ours). On parlera de bull market (marché du taureau) quand la tendance générale est à la hausse. Reconnaître rapidement dans quel type de marché on se trouve permettra d’ajuster sa stratégie d’investissement.

Dans un bull market, on voudra profiter des inévitables petites baisses pour acheter davantage d’actions tel que démontré dans le graphique ci-dessous:

À l’inverse, lors d’un bear market, on voudra profiter des replis à la hausse pour diminuer nos positions sur le marché boursier:

Le défi est de savoir si on est dans un bull ou un bear market assez tôt pour pouvoir ajuster sa stratégie de placement. Il a été remarqué dans le passé que tant que les profits des entreprises sont perçus comme étant à la hausse, on est dans un bull market. Les attentes de profits des analystes financiers peuvent servir de baromètre des attentes du marché. Tant que la moyenne des attentes de profits des analystes pour la moyenne des actions est à la hausse, on peut croire qu’on est dans un bull market. La moyenne des attentes de profits est à la baisse depuis le début de l’année et un des indicateurs que nous suivons est tourné négatif cette semaine au Canada nous indiquant le début possible d’un bear market. Aux États-Unis, il faudra attendre encore un peu pour se prononcer si la tendance à la hausse est bien finie.

Le portefeuille Phoenix d’actions prudent et opportuniste, de même que le portefeuille Phoenix prudent et opportuniste équilibré, gérés par François Gagnon, ont vendus toutes leurs positions sur le marché canadien mercredi dernier et toutes leurs actions américaines jeudi vu la tendance à la baisse observée sur les marchés. L’histoire nous dira si ce retrait des marchés était prématuré, si la tendance à la hausse reprend, ces portefeuilles réinvestiront sur les marchés.

Revue de la semaine terminée le 10 mars, 2017

 

Lors du premier jour de la semaine, les banques canadiennes étaient à la hausse entrainant la bourse avec elles.  Cependant aux États-Unis, les tensions géopolitiques causées par les essais de missiles nord-coréens faisaient baisser les marchés.  Mardi, un tweet de Donald Trump à l’effet qu’il veut faire baisser les prix des médicaments faisait baisser les marchés.  Mercredi les titres du secteur de l’énergie baissaient passablement et les bourses faisaient de même.  Après une journée sans histoire jeudi, les bourses terminaient la journée de vendredi en hausse, portées par un bon rapport sur l’emploi américain.

 

  Valeur au 10 mars Variation de la semaine Variation  de la semaine %
Bourse de Toronto 15 507 -101 -0.65%
Dow Jones 20 903 -103 -0.49%
Pétrole ($US/baril) 48.38 -4.95 -9.28%
Or 1 204.64 -30.17 -2.44%
Can$/US$ 74.24 -0.52 -0.70%

Source : Bloomberg

 

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Bourse canadienne Perspectives à court terme En baisse
  Croissance des profits En baisse
     
Bourse américaine Perspectives à court terme En baisse
  Croissance des profits En hausse

Source : Vector Vest

 

 

Ce que nous réserve la semaine du 13 au 17 mars, 2017

 

Les ventes au détail ainsi que les données sur l’inflation américaines seront publiées mercredi, mais ce qui retiendra notre attention est la mise à jour économique de la Réserve fédérale américaine (FED) qui sera émise mercredi à 14 :00.  On saura alors si la FED augmente les taux d’intérêt. Finalement vendredi, les ventes du secteur manufacturier canadien seront publiées.

 

Parmi les compagnies qui publient leurs résultats cette semaine, on note Oracle mercredi, Adobe et Dollar General jeudi et vendredi, la compagnie montréalaise Stella Jones publie les siens.

 

Sur notre radar cette semaine


Cette semaine nous préférons l’encaisse. Les marchés nous semblent incertains.

Revue boursière de la semaine terminée le 3 mars 2017

VIX: l’indice de la peur

L’indice de la volatilité du Chicago Board Options Exchange connu sous son symbole « VIX » montre la volatilité attendue par le marché pour les 30 prochains jours pour l’indice S&P 500. Cet indice est calculé à partir du prix des options des actions qui composent le S&P500. Les options peuvent servir d’assurance contre une baisse de marché, plus le risque est grand, plus les investisseurs seront prêts à payer cher pour une telle assurance. Le VIX reflète ce coût.

On dit généralement que lorsque l’indice VIX dépasse 30, qu’il y a beaucoup de peur dans le marché, que le niveau de peur est normal à 20 alors que lorsqu’il est sous la barre des 15 que le marché est complaisant. Cet indice a dépassé le 80 en octobre 2008 au plus creux de la crise financière. Le 1er février dernier, il passait momentanément sous la barre des 10 points pour la première fois de son histoire.

 

L’indice se maintenait sous les 12 points la semaine dernière, a monté subitement à près de 13 avant le discours de Donald Trump mardi, puis s’est replié, rassuré par les bonnes paroles du président…

Selon Lawrence G. McMillan, spécialiste en options, tant que l’indice VIX demeurera sous la barre des 13.5 points, vous pouvez investir en bourse en toute tranquillité, la bourse devrait continuer à monter. Dans le contexte actuel, il commencera à protéger ses profits quand l’indice dépassera les 15 points.

À son niveau actuel, sous les 12 points, l’indice VIX nous dit que les participants au marché s’attendent à de légères fluctuations à la hausse au cours du prochain mois.

Revue de la semaine terminée le 3 mars, 2017

 

La journée débutait en hausse avec l’annonce de Donald Trump à l’effet qu’il avait quelque chose de gros à annoncer en rapport aux investissements en infrastructures.  Cependant, cet effet ne durait pas et la journée de lundi se terminait au neutre.  Mardi, les marchés restaient inchangés, en attente du discours de Trump mardi soir.  Mercredi, les marchés célébraient le discours de Trump de la veille, dans lequel on y trouvait beaucoup de projets à teneur économiques.  Jeudi, la possibilité d’une annonce d’augmentation des taux d’intérêt lors de la rencontre de la Réserve fédérale américaine le 15 mars faisait chuter les marchés.  Vendredi, les marchés américains terminaient la journée pratiquement inchangés alors qu’au Canada, supportés par la hausse du prix du pétrole, la bourse terminait en hausse.

Perspectives techniques et quantitatives des marchés :

Ce que nous réserve la semaine du 6 au 10 mars, 2017

 

Les données sur les balances commerciales canadiennes et américaines seront publiées mardi.  Mercredi, les mises en chantier canadiennes sont publiées.  Vendredi, les rapports sur l’emploi tant canadiens qu’américains seront produits.

 

Parmi les compagnies qui publient leurs résultats cette semaine, on note Aecom et Enercare mardi et Transat mercredi.

 

 

Sur notre radar cette semaine

 

La Banque TD est sous notre radar cette semaine.  Le secteur bancaire a connu un très fort rebond depuis une année et les banques sont loin d’être des aubaines.  Cependant, pour un investisseur à long terme les banques restent un placement passablement sécuritaire et elles versent un généreux dividende qui augmente régulièrement.  La Banque TD est la deuxième plus grande Banque canadienne selon la valeur de leurs actifs.  Au dernier trimestre, la banque a battu les prévisions des analystes tant au niveau des revenus que des profits, lesquels sont encore à des niveaux record. Le titre se transige présentement à près de 69$ et Gabriel Deschaine de la Banque Nationale lui attribue une cible de 74$ sur une année.  De plus la banque verse un dividende de 3.2%. N’hésitez pas à nous contacter afin de valider si cet investissement peut vous convenir et le niveau de risque impliqué.